D’après les mêmes sources, les incidents les plus récents ont été enregistrés mercredi sur les axes Kibirizi–Rwindi et Kibirizi–Kibingu. Sept personnes, dont trois conducteurs de moto-taxi, auraient été kidnappées par des hommes armés. Les ravisseurs auraient également emporté plusieurs colis de poissons appartenant à des commerçants de passage.
La veille, trois autres personnes avaient déjà été enlevées dans les localités de Kiwanja et Kibirizi, illustrant une répétition des actes d’enlèvement dans un laps de temps très court. Parallèlement, un camion transportant des marchandises a été intercepté sur l’axe Kanyabayonga–Rwindi, avant que sa cargaison ne soit entièrement pillée.
Dans un autre incident particulièrement tragique, une femme de 22 ans et son enfant ont perdu la vie à Kiseguro. Selon des témoignages recueillis sur place, ils auraient été atteints par des balles perdues lors d’affrontements entre groupes armés, notamment les AFC-M23 et les FDLR, actifs dans cette partie du territoire.
Face à cette escalade de violences, les organisations humanitaires locales appellent à un rétablissement urgent de la sécurité et à une protection accrue des populations civiles, régulièrement prises au piège des affrontements et des attaques armées.
« La situation devient de plus en plus préoccupante pour les communautés civiles qui vivent dans une insécurité quasi permanente. Les enlèvements, les pillages et les affrontements armés affectent directement les populations, limitant leur accès aux champs, aux marchés et aux services essentiels. Nous appelons à des mesures urgentes pour restaurer la sécurité sur les axes routiers et dans les villages afin de protéger les civils et permettre la reprise normale des activités socio-économiques. »
Les acteurs humanitaires insistent également sur la nécessité de renforcer la protection des populations déplacées et des communautés rurales, particulièrement vulnérables dans un contexte d’instabilité persistante.
La zone de Rutshuru reste ainsi l’un des épicentres de l’insécurité dans le Nord-Kivu, où la présence de plusieurs groupes armés continue d’alimenter un cycle de violences aux conséquences humanitaires importantes.
De MWENGE KAKE depuis Rutsuru