À travers une mission économique en cours à Tunis, les deux pays affichent leur volonté commune de dynamiser les échanges bilatéraux et d’ouvrir de nouvelles perspectives aux opérateurs économiques.
Cette mission s’inscrit dans la continuité de la visite des hommes d’affaires tunisiens à Kinshasa, le 20 novembre 2025. Conduite par le Ministère congolais du Commerce extérieur, la délégation présente à Tunis regroupe plusieurs opérateurs économiques congolais venus explorer des opportunités de partenariat dans des secteurs jugés prioritaires.
Parmi les mesures concrètes annoncées, figure la facilitation des échanges commerciaux entre les deux pays.
« Le café congolais sera exporté avec des avantages fiscaux, tandis que la Tunisie exportera l’huile d’olive vers la RDC », indique Bénizeth Musafiri, chef de la délégation congolaise.
Au-delà de ces produits phares, les discussions portent également sur le développement de collaborations dans des domaines stratégiques tels que l’agro-industrie, l’industrie pharmaceutique, l’e-gouvernement et le commerce général. L’objectif est de bâtir des partenariats durables capables de stimuler la croissance économique et de favoriser le transfert de compétences.
Cette initiative s’inscrit dans une vision plus large portée par les autorités congolaises, visant à repositionner la RDC sur l’échiquier économique international. Il s’agit notamment de promouvoir les nombreuses opportunités d’investissement qu’offre le pays et d’attirer des partenaires capables d’accompagner son développement.
Cependant, les responsables de cette mission soulignent que la réussite de cette ouverture économique dépend aussi d’un changement de mentalité au sein de l’entrepreneuriat congolais. Quatre obstacles majeurs sont identifiés comme des freins à surmonter : la peur de commencer, la peur de s’associer, la peur d’entreprendre et la peur de recourir au crédit.
Dans cette optique, les opérateurs économiques congolais sont appelés à adopter une posture plus audacieuse et collaborative. L’accent est mis sur la nécessité de mutualiser les ressources, de transformer les risques en opportunités et d’utiliser les mécanismes de financement comme leviers de croissance.
« Il est temps pour les entrepreneurs congolais de sortir de leur zone de confort et de conquérir les marchés internationaux », estime un membre de la délégation.
À travers cette mission, la RDC entend ainsi poser les bases d’une diplomatie économique proactive, orientée vers la conquête des marchés extérieurs et la diversification de ses partenaires commerciaux. Une démarche qui pourrait, à terme, contribuer à renforcer la résilience de son économie et à améliorer sa compétitivité sur la scène internationale.