RDC : les conseillers communaux réclament 20 mois d’arriérés devant le Centre financier de Kinshasa

RDC : les conseillers communaux réclament 20 mois d’arriérés devant le Centre financier de Kinshasa

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Rédaction RTEE

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Des centaines de conseillers communaux venus de 24 provinces de la République démocratique du Congo observent, depuis jeudi 8 octobre, un sit-in devant le Centre financier de Kinshasa, dans la commune de la Gombe. Ils réclament notamment le paiement de 20 mois d’arriérés, la régularisation de leurs émoluments et de meilleures conditions de travail. Cette mobilisation intervient après l’expiration d’un ultimatum de 72 heures adressé, le 30 septembre, au ministre des Finances, Doudou Fwamba Likunde. Les manifestants accusent les services de son ministère de bloquer les ordres de paiement qui auraient été émis par la Banque centrale du Congo. En signe de protestation, ils affirment avoir suspendu les séances plénières dans les communes du pays.

Porté par Willy Nzembela, président du collectif des conseillers communaux, le mouvement formule quatre principales revendications : le paiement des arriérés, la régularisation des émoluments mensuels annoncés à 2 000 dollars américains, la mise à disposition de locaux adaptés et l’organisation des élections des bourgmestres. Plusieurs conseils communaux éprouvent des difficultés à fonctionner faute d’infrastructures appropriées. À Ngaliema, par exemple, la destruction du siège aurait contraint les élus à se réunir dans des espaces prêtés par la municipalité. L’absence d’élections des bourgmestres alimente également les tensions entre les conseillers élus et les responsables nommés par ordonnance présidentielle.

Les manifestants sollicitent par ailleurs l’intervention directe du président de la République, Félix Tshisekedi, rappelant que des instructions relatives à leur situation auraient été formulées en mars 2026, lors de la Conférence des gouverneurs à Bandundu.

« Nous avons été élus le même jour que le chef de l’État et les députés nationaux. Alors qu’ils perçoivent régulièrement leurs indemnités, nous sommes totalement laissés pour compte », déplore Alexandra Tshiama Mamba, conseillère communale venue de Lukonga, à Kananga.

Cependant, cette démarche ne fait pas l’unanimité. Dans un communiqué publié le 3 octobre, le Caucus des présidents des conseils communaux de Kinshasa a désapprouvé le sit-in, estimant que la négociation avec l’exécutif demeure préférable. Une position rejetée par les délégués des provinces, qui se disent déterminés à maintenir leur mobilisation jusqu’à la signature d’un protocole d’accord officiel par la Première ministre. L’issue de ce bras de fer dépendra désormais de la réponse des autorités aux revendications des élus locaux.

John Kayumba, depuis Kinshasa

Tags : # Actualité # RDC

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