RDC : la Société civile plurielle s’oppose à la suspension des activités académiques à Goma et Bukavu

RDC : la Société civile plurielle s’oppose à la suspension des activités académiques à Goma et Bukavu

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Ghislain Lukambo

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La suspension des activités académiques dans les villes de Goma, au Nord-Kivu, et de Bukavu, au Sud-Kivu, continue de susciter des réactions. La Société civile plurielle s’oppose à cette mesure et appelle les autorités à revoir leur décision, estimant que les préoccupations sécuritaires ne devraient pas compromettre le droit à l’éducation ni hypothéquer l’avenir des étudiants.

L’organisation reconnaît la gravité du contexte sécuritaire dans ces deux villes, mais estime que la suspension des activités universitaires risque d’avoir des conséquences importantes sur les étudiants, les enseignants et leurs familles. Elle plaide ainsi pour la recherche d’alternatives permettant de garantir la continuité de la formation tout en tenant compte des impératifs de sécurité.

Pour la Société civile plurielle, les étudiants ne devraient pas être les principales victimes des décisions prises en réponse à la crise sécuritaire. Elle invite donc les autorités compétentes à privilégier le dialogue avec les responsables des établissements d’enseignement supérieur et les représentants des étudiants afin de trouver des solutions adaptées.

« Nous ne minimisons pas la situation sécuritaire qui prévaut à Goma et à Bukavu, mais nous pensons que l’éducation doit être protégée. Suspendre les activités académiques, c’est exposer des milliers d’étudiants à une nouvelle interruption de leur parcours. Il faut donc que les autorités puissent revoir cette décision et chercher des mécanismes qui permettent aux étudiants de poursuivre leur formation dans des conditions sécurisées. L’avenir de ces jeunes ne doit pas être sacrifié à cause d’une situation dont ils ne sont pas responsables. »

La Société civile plurielle appelle par ailleurs les différentes parties prenantes à privilégier des mesures proportionnées et à éviter que les décisions liées à la crise sécuritaire ne produisent des conséquences durables sur le système éducatif. Elle estime qu’une concertation entre les autorités, les établissements universitaires, les enseignants et les étudiants pourrait permettre d’identifier des modalités de reprise adaptées au contexte.

La Société civile plurielle réaffirme ainsi son appel à la réévaluation de la mesure et à la protection du droit à l’éducation, considéré comme un élément essentiel pour l’avenir de la jeunesse congolaise.

Salomon Kwiraviwe depuis Goma

Tags : # Actualité # Nord-Kivu # RDC

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