RDC : l’analyste politique Moïse Hangi plaide pour un dialogue national inclusif afin de consolider la paix

RDC : l’analyste politique Moïse Hangi plaide pour un dialogue national inclusif afin de consolider la paix

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Ghislain Lukambo

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Les réactions continuent de se multiplier autour de l'annonce d'un dialogue national en République démocratique du Congo. Alors que les attentes sont nombreuses quant aux objectifs et au format de cette initiative, plusieurs observateurs appellent à un processus véritablement inclusif. Parmi eux, l'analyste politique Moïse Hangi estime que ce dialogue ne pourra produire des résultats durables que si toutes les parties concernées sont associées aux discussions, y compris les groupes armés impliqués dans les conflits qui affectent l'Est du pays.

Intervenant au micro de RTEE Kivu, l'analyste considère que la réussite de cette initiative dépendra avant tout de la capacité des organisateurs à rassembler l'ensemble des acteurs concernés autour d'une même table. Selon lui, les différentes composantes de la nation, notamment les institutions, les forces politiques, la société civile, les confessions religieuses, les jeunes, les femmes ainsi que les autres parties prenantes, devraient être représentées afin que les conclusions du dialogue répondent aux préoccupations de la population.

Pour Moïse Hangi, un dialogue qui exclurait certains protagonistes risquerait de ne pas traiter les causes profondes des crises qui secouent le pays depuis plusieurs années. Il estime que les groupes armés, en tant qu'acteurs du conflit, devraient également être pris en compte dans la recherche d'une solution durable, sous réserve des orientations définies par les autorités compétentes.

« La réussite du dialogue national dépendra essentiellement de son caractère inclusif. Si l'objectif est de trouver des solutions durables aux crises que traverse la République démocratique du Congo, il est important que toutes les forces vives de la nation puissent s'exprimer. Les acteurs directement impliqués dans les conflits, y compris les groupes armés, font partie de la réalité du terrain. Leur implication, dans le cadre défini par les autorités et dans le respect des principes de paix, pourrait contribuer à identifier des solutions capables de mettre un terme aux violences et de favoriser un retour durable à la stabilité », a déclaré Moïse Hangi.

L'analyste estime également que ce dialogue devrait être soigneusement préparé afin d'éviter qu'il ne se limite à un simple exercice politique sans impact concret. Il souligne que la sincérité des participants et la recherche de l'intérêt général seront déterminantes pour restaurer la confiance entre les différentes composantes de la société congolaise.

« Un dialogue bien organisé, conduit dans un esprit de responsabilité et d'écoute mutuelle, peut devenir une véritable opportunité de réconciliation nationale. Les Congolais attendent des solutions concrètes aux problèmes sécuritaires, politiques et sociaux qui affectent leur quotidien. Si les participants placent l'intérêt supérieur de la nation au-dessus des intérêts particuliers, cette initiative pourrait jeter les bases d'une réunification effective du pays et renforcer la cohésion nationale », a ajouté Moïse Hangi.

L'annonce de ce dialogue national continue d'alimenter les débats au sein de l'opinion publique congolaise. Plusieurs acteurs politiques, organisations de la société civile et observateurs attendent désormais des précisions sur les modalités d'organisation, les objectifs poursuivis ainsi que les critères de participation.

La composition des participants, le cadre des discussions et les mécanismes de mise en œuvre des recommandations figurent parmi les principaux éléments qui seront observés. Pour de nombreux Congolais, la crédibilité du processus dépendra de sa capacité à répondre aux aspirations de la population en matière de paix, de sécurité, de gouvernance et de stabilité durable.

Reportage : Degusto Muhindo

Tags : # Actualité # Nord-Kivu # RDC

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