Depuis sa nomination au poste de vice-premier ministre en charge de la Défense nationale et des Anciens combattants, Guy Kabombo fait l’objet de nombreuses analyses au sein de l’opinion congolaise.
Alors que l’est de la République démocratique du Congo continue de faire face à une insécurité persistante marquée par les offensives des groupes armés et les déplacements massifs des populations, plusieurs observateurs s’interrogent sur la capacité du nouveau patron de la Défense à répondre efficacement aux attentes des Congolais.
À Lubumbashi, l’analyste indépendant François Katumbayi estime que le bilan du ministre doit être évalué à l’aune des réalités sécuritaires vécues dans les provinces touchées par les conflits armés.
Pour plusieurs citoyens, les attentes restent énormes face à la gravité de la situation dans le Nord-Kivu, l’Ituri et certaines parties du Sud-Kivu où les violences continuent d’affecter les populations civiles.
Les critiques portent notamment sur la nécessité d’améliorer la coordination militaire, le moral des troupes ainsi que la protection des civils dans les zones de conflit.
« La population attend des résultats visibles sur le terrain. La question sécuritaire demeure aujourd’hui l’une des principales préoccupations des Congolais », souligne l’analyste François Katumbayi.
Malgré les critiques, certains observateurs appellent toutefois à laisser du temps au nouveau vice-premier ministre afin de mettre en œuvre sa stratégie sécuritaire et réorganiser certains services de défense.
« Évaluer un responsable de la Défense dans un contexte aussi complexe exige de tenir compte des multiples défis auxquels fait face l’armée congolaise », estime un analyste politique contacté à Lubumbashi.
Alors que les combats persistent dans plusieurs territoires de l’est du pays, la population continue d’attendre des réponses concrètes de la part des autorités militaires et politiques congolaises.