RDC : déchéance de Modeste Bahati Lukwebo, le sénateur est victime d'une erreur de communication politique selon le prof Muhesi

RDC : déchéance de Modeste Bahati Lukwebo, le sénateur est victime d'une erreur de communication politique selon le prof Muhesi

La démission de Modeste Bahati Lukwebo de la vice-présidence du Sénat est interprétée par le professeur Kahindo Muhesi Augustin comme une erreur de communication politique ayant entraîné des sanctions dans un contexte de discipline renforcée au sein de l’Union sacrée de la Nation.

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Yassin K.

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La démission de Modeste Bahati Lukwebo de son poste de deuxième vice-président du Sénat continue de susciter de vives réactions au sein de la classe politique congolaise.

Selon le professeur Kahindo Muhesi Augustin, cette décision serait la conséquence d’une erreur de communication politique, doublée d’une tentative de tester sa popularité.

Pour cet enseignant à l’Université de Goma, la situation peut être analysée sous deux angles. D’une part, il estime que Bahati Lukwebo a commis une faute stratégique en prenant publiquement position contre la ligne de la majorité au pouvoir, notamment au sein de l’Union sacrée de la Nation.
« Lorsqu’on appartient à une famille politique, certains débats doivent rester internes plutôt que d’être exposés sur la place publique », explique-t-il.

D’autre part, le professeur Muhesi considère que cette démission s’inscrit dans une dynamique de renforcement de la discipline au sein de la majorité présidentielle. Selon lui, les autorités cherchent à sanctionner toute prise de position divergente par rapport au mot d’ordre établi.

Cette crise intervient dans un contexte politique sensible, marqué par les discussions autour d’une éventuelle révision de la Constitution, une question qui alimente déjà de nombreux débats au sein de la classe politique congolaise.

Le professeur Muhesi évoque également l’hypothèse d’une intervention des stratèges du régime, à la suite de ce qu’il qualifie de « faute politique », afin de consolider la discipline interne et d’imposer des sanctions exemplaires.

Toutefois, il nuance son analyse en soulignant que la démarche de repentance de Bahati Lukwebo pourrait traduire une imprudence involontaire, voire une tentative de mesurer son poids politique au sein de l’opinion.

Au sein de l’AFDC-A, cette situation fait déjà apparaître des divisions, avec l’émergence de deux camps aux intérêts divergents, ce qui pourrait fragiliser davantage ce regroupement politique.

En définitive, cette crise pourrait profiter à la majorité au pouvoir, qui disposerait ainsi d’une opportunité pour affaiblir ses partenaires politiques. Plusieurs observateurs estiment que la démission de Bahati Lukwebo pourrait marquer le début d’une série de turbulences au sein de la scène politique congolaise.

Par Ghislain Lukambo.

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