L’attaque, survenue sur l’avenue Basikani, cellule Kabambi, aux environs de 2 heures du matin, ravive les inquiétudes sécuritaires dans cette zone régulièrement confrontée à des cas d’insécurité nocturne.
Selon des témoignages recueillis sur place, des tirs et des menaces ont été entendus alors que les assaillants faisaient irruption dans plusieurs habitations, opérant avec rapidité et méthode. Les premières informations fournies par les autorités locales évoquent la présence d’au moins sept individus armés, qui auraient participé à cette opération criminelle.
Fait particulièrement inquiétant, les assaillants portaient des tenues similaires à celles de la Police nationale congolaise, une stratégie qui aurait permis de tromper la vigilance de certaines victimes et de faciliter leur progression dans le quartier. Cette méthode suscite de nombreuses interrogations au sein de la population locale, déjà éprouvée par des épisodes récurrents d’insécurité.
Le chef du quartier Masosi, MUSAVULI MUNGANGA OSSA, qui confirme les faits, indique que les malfaiteurs ont opéré avec une grande précision, ciblant directement des habitations et des biens de valeur. Au cours de cette incursion, les assaillants auraient emporté un butin estimé à 6 millions de francs congolais, 500 dollars américains ainsi que cinq téléphones portables, dont trois smartphones Android.
Les victimes, encore sous le choc, décrivent une scène de désolation marquée par la peur et la confusion, certains habitants ayant tenté de se cacher pendant l’opération pour éviter tout contact avec les hommes armés.
Face à cette situation, les autorités locales appellent à une intensification urgente des enquêtes afin d’identifier les auteurs de cet acte criminel et de démanteler ce réseau présumé. Le chef de quartier exhorte également les services de sécurité à renforcer la présence dans la zone, notamment lors des heures nocturnes jugées à haut risque.
Par ailleurs, la population est invitée à une collaboration étroite avec les forces de sécurité, en signalant tout mouvement suspect afin de prévenir de nouvelles attaques. Dans une région où la méfiance grandit face aux incursions répétées, cet appel vise à renforcer la vigilance communautaire et à améliorer la circulation de l’information sécuritaire.
Cette nouvelle attaque à Masosi intervient dans un contexte où plusieurs localités du territoire de Beni continuent de faire face à des défis sécuritaires persistants, alimentant la peur et l’incertitude parmi les habitants.
La situation reste tendue à Oicha, où les habitants demandent des mesures concrètes et durables pour restaurer la sécurité dans leurs quartiers.
Jadot KYEYA depuis Oicha