OICHA / MAMBAU : La population de Bakila-Tenambo sous contrainte des Wazalendo, entre peur, obligations forcées et survie quotidienne, la situation de cette population est inténable

OICHA / MAMBAU : La population de Bakila-Tenambo sous contrainte des Wazalendo, entre peur, obligations forcées et survie quotidienne, la situation de cette population est inténable

La situation sécuritaire et sociale demeure préoccupante dans la localité de Bakila-Tenambo, en secteur de Beni-Mbau, territoire de Beni, où les habitants du village de Mambau vivent désormais sous une pression permanente imposée par des éléments du groupe Wazalendo.

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Yassin K.

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Selon plusieurs sources concordantes recueillies sur place, la population locale est soumise à un régime d’obligations strictes, caractérisé notamment par l’imposition de travaux communautaires hebdomadaires, rendus obligatoires sous peine de sanctions jugées sévères par les habitants.

« Ici, si vous ne participez pas aux travaux, vous êtes puni. Il n’y a pas de choix. C’est une obligation imposée par la force », témoigne un habitant de Mambau, visiblement inquiet de la tournure que prend la situation dans son village.

Ces travaux, présentés comme communautaires, sont perçus par une grande partie de la population comme une forme de contrainte imposée sans consentement, dans un contexte où les habitants n’ont que très peu de marge de manœuvre pour refuser ou contester ces exigences.

D’après les mêmes sources, toute tentative de refus expose les contrevenants à des représailles, ce qui contribue à installer un climat de peur généralisée.

« Les gens participent parce qu’ils ont peur. Personne ne veut subir les conséquences. Nous vivons dans une pression constante », confie un autre résident sous couvert d’anonymat.

Face à cette réalité, les habitants se retrouvent dans une situation délicate, tiraillés entre leur volonté de préserver leur sécurité personnelle et familiale, et leur aspiration à vivre dans un environnement libre de toute contrainte armée.

Cette pression quotidienne affecte également les activités socio-économiques locales. Plusieurs habitants affirment que ces obligations perturbent leurs travaux champêtres et leurs activités génératrices de revenus, déjà fragilisés par l’insécurité persistante dans la région de Beni.

« Nous avons nos champs, nos familles à nourrir. Mais on nous impose des travaux qui ne nous laissent pas le temps de nous organiser. C’est très difficile pour nous », déplore un cultivateur de la zone.

La situation de Mambau illustre une réalité plus large vécue dans certaines zones rurales du territoire de Beni, où la présence de groupes armés, y compris des groupes d’autodéfense, continue d’influencer fortement le quotidien des populations civiles.

Dans ce contexte, les habitants lancent un appel discret mais pressant aux autorités compétentes afin que des solutions durables soient trouvées pour restaurer l’autorité de l’État et garantir la protection des civils.

« Nous voulons simplement vivre en paix, travailler librement et assurer l’avenir de nos enfants », résume un notable local, traduisant le sentiment général d’une population fatiguée de vivre sous contrainte.

Pour l’heure, aucune réaction officielle n’a encore été enregistrée de la part des autorités administratives ou sécuritaires concernant cette situation précise à Mambau. Pendant ce temps, la population continue de vivre dans une incertitude permanente, oscillant entre résignation et espoir d’un retour à la normale.

Jadot KYEYA depuis OICHA

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