Face à la persistance des attaques terroristes, les acteurs citoyens insistent sur l’importance du renseignement communautaire
Alors que les attaques attribuées aux terroristes des ADF continuent d’endeuiller plusieurs localités de l’Est de la République démocratique du Congo, les appels à une collaboration renforcée entre les forces de défense et les populations civiles se multiplient. À Beni, l’activiste des droits citoyens Fidèle Balyamu estime que la victoire contre les groupes armés passe inévitablement par l’implication active de tous les citoyens.
Selon lui, les opérations militaires menées sur le terrain ne peuvent produire des résultats durables sans l’appui des communautés locales, premières témoins des mouvements suspects et des activités des groupes armés. Il rappelle que la lutte contre l’insécurité n’est pas uniquement l’affaire des services de sécurité mais une responsabilité collective.
« La lutte contre le terrorisme des ADF ne peut être gagnée sans une coopération étroite entre la population et les Forces armées de la République démocratique du Congo. »
L’activiste appelle ainsi les habitants à dénoncer systématiquement toute personne soupçonnée de collaborer avec les terroristes ou de faciliter leurs activités. Selon lui, plusieurs attaques pourraient être évitées si les informations détenues par la population étaient transmises à temps aux services compétents.
Dans une région confrontée depuis plusieurs années aux violences armées, les autorités sécuritaires ne cessent de souligner l’importance du renseignement communautaire. Les informations fournies par les habitants permettent souvent d’anticiper certaines attaques ou d’identifier des réseaux de soutien aux groupes armés.
« Chaque habitant doit faire preuve de vigilance, de patriotisme et de responsabilité afin de contribuer aux efforts de rétablissement durable de la paix et de la sécurité dans notre région. »
Alors que les opérations militaires se poursuivent dans plusieurs zones du territoire de Beni, les organisations citoyennes estiment que la sensibilisation des communautés demeure un élément essentiel pour réduire l’influence des groupes armés et renforcer la sécurité des populations civiles.
Faraja KATHO, depuis la ville de Beni