À Oïcha, l’intersyndicale des syndicats des enseignants de la ville et de ses environs maintient la pression sur les autorités pour la matérialisation de la mutuelle de santé, qu’elle considère comme une priorité avant la reprise effective des cours. La position a été réaffirmée ce vendredi 4 septembre 2026 lors d’une assemblée générale évaluative tenue dans une salle de classe de l’École primaire Masosi, au quartier Pakanza, dans la commune Asefu.
Cette assemblée générale a permis aux enseignants d’évaluer la situation du secteur éducatif et de passer en revue leurs principales revendications. Parmi celles-ci figure la question de la mutuelle de santé, dont la concrétisation est réclamée par l’intersyndicale.

Les revendications des enseignants repris sur le tableau
Les enseignants estiment que leurs conditions sociales, notamment l’accès aux soins médicaux, doivent être prises en compte avant une reprise effective des activités scolaires.
« Nous avons tenu cette assemblée générale pour évaluer la situation des enseignants et surtout faire le point sur nos revendications. Aujourd’hui, la question de la mutuelle de santé reste une préoccupation majeure pour les enseignants. Nous voulons que les engagements pris soient concrétisés et que cette mutuelle puisse devenir une réalité. Un enseignant qui tombe malade doit pouvoir se faire soigner sans être abandonné à lui-même. Nous demandons donc aux autorités de prendre cette question au sérieux et de mettre en place les mécanismes nécessaires avant que nous puissions envisager une reprise effective des cours dans de bonnes conditions. », a déclaré un représentant de l’intersyndicale.
Pour les syndicats des enseignants, la mise en place de cette mutuelle constitue un élément essentiel de l’amélioration des conditions de travail et de la protection sociale des professionnels de l’éducation.

Enseignant malade
L’intersyndicale appelle ainsi les autorités compétentes à accélérer le processus et à apporter des réponses concrètes aux préoccupations exprimées au cours de cette assemblée.
« Notre démarche n’est pas dirigée contre l’éducation des enfants. Nous sommes conscients de notre responsabilité et de l’importance des cours pour les élèves, mais nous demandons également que l’enseignant soit considéré comme un travailleur qui a droit à une protection sociale. Nous voulons des garanties concrètes sur la matérialisation de la mutuelle de santé. Tant que cette question reste sans réponse satisfaisante, nous allons continuer à nous réunir, à évaluer la situation et à faire entendre nos revendications auprès des autorités. Nous espérons qu’un dialogue permettra de trouver rapidement une solution et de créer les conditions favorables à une reprise effective des cours. », a poursuivi le représentant syndical.
L’intersyndicale entend donc poursuivre les démarches auprès des autorités afin d’obtenir la concrétisation de cette revendication, tout en appelant à une prise en compte rapide des préoccupations sociales des enseignants.
À Oïcha, Jadot Kyeya