À quelques jours de la rentrée scolaire 2026-2027, la tension reste vive dans le secteur éducatif à Oicha. Les enseignants réunis au sein de la synergie syndicale regroupant le SYNECAT, le FOSYNAT et le SYECO annoncent leur décision de ne pas reprendre les cours si leurs principales revendications ne trouvent pas de réponse satisfaisante.
Cette position a été exprimée ce vendredi 28 août 2026 lors d’une assemblée générale tenue dans une salle de classe de l’école primaire Masosi, située dans la cellule des Écoles, au quartier Pakanza, commune Asefu, dans la ville d’Oicha. Les participants ont notamment évalué l’année scolaire 2025-2026 et examiné la situation des enseignants Nouvelles Unités (NU) et Non Payés (NP).
Les échanges ont également porté sur les revendications générales des professionnels de l’éducation, dans un contexte où la rentrée scolaire est annoncée pour le mardi 1er septembre prochain. Les enseignants demandent notamment que leurs préoccupations soient prises en compte afin de permettre une reprise des cours dans des conditions favorables.
À l’issue de cette assemblée, les représentants syndicaux ont réaffirmé que la reprise des enseignements reste conditionnée à des réponses concrètes aux revendications des enseignants. Ils appellent ainsi le gouvernement à privilégier le dialogue afin d’éviter une perturbation du calendrier scolaire.

Représentants de la synérgie
Écoutons l’un des représentants de la synergie SYNECAT-FOSYNAT-SYECO, qui revient sur les conclusions de cette assemblée générale :
« Nous venons de tenir cette assemblée générale pour faire une évaluation de la situation de l’année scolaire qui vient de s’achever, mais aussi pour examiner les conditions dans lesquelles nous devons commencer la nouvelle année scolaire. Nous avons constaté que plusieurs préoccupations des enseignants restent encore sans réponses, notamment la situation de nos collègues Nouvelles Unités et Non Payés qui continuent à prester pendant plusieurs années sans bénéficier d’une prise en charge régulière. Nous avons également analysé les revendications générales des professionnels de l’éducation, parce qu’il est difficile de demander aux enseignants de reprendre normalement les cours alors que leurs conditions de travail et leurs préoccupations sociales demeurent préoccupantes. Notre message est donc clair : nous sommes disposés à dialoguer avec les autorités et nous souhaitons qu’une solution soit trouvée dans l’intérêt de l’école congolaise. Mais si aucune réponse concrète n’est apportée à nos revendications, nous risquons de ne pas reprendre les cours à la date prévue. Nous ne voulons pas perturber l’éducation de nos enfants, mais nous estimons également que les revendications des enseignants doivent être prises au sérieux. Nous appelons donc le gouvernement à ouvrir rapidement des discussions avec les représentants des enseignants afin de trouver des solutions acceptables et de permettre une rentrée scolaire apaisée. »
La synergie syndicale estime par ailleurs que la situation des NU et des NP constitue l’une des principales préoccupations à régler dans le secteur éducatif. Elle demande également que les autres revendications portées par les professionnels de l’éducation soient examinées dans le cadre d’un dialogue avec les autorités.
Cette position intervient à quelques jours de la rentrée scolaire, alors que les parents et les élèves se préparent à reprendre le chemin de l’école. Une éventuelle non-reprise des cours par les enseignants pourrait ainsi perturber le calendrier scolaire dans plusieurs établissements de la ville d’Oicha.
Les syndicats enseignants disent toutefois rester ouverts aux discussions et espèrent qu’un accord pourra être trouvé avant le 1er septembre afin d’éviter une nouvelle interruption des activités scolaires.
Jadot Kyeya, notre correspondant à Oicha.