Oicha : des militaires accusés d’avoir semé la panique à Pakanza après des tirs, une jeune fille blessée par balle

Oicha : des militaires accusés d’avoir semé la panique à Pakanza après des tirs, une jeune fille blessée par balle

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Ghislain Lukambo

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La soirée du dimanche 26 juillet 2026 a été marquée par des scènes de panique dans la cellule Malaki, au quartier Pakanza, dans la commune d’Asefu en ville d’Oicha. Des coups de feu entendus vers 21h24 ont semé la peur parmi les habitants. Selon la société civile urbaine d’Oicha, ces tirs seraient l’œuvre de certains militaires des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC), accusés d’avoir fait irruption dans un kiosque appartenant à un opérateur économique local.

D’après le deuxième vice-président de la société civile urbaine d’Oicha, Siméon Muvunga, les éléments armés auraient investi le kiosque de Jannot Makwekwe, ancien technicien à la radio Tangazeni Kristo, avant d’ouvrir le feu avec des balles réelles. La société civile affirme que cette intervention aurait provoqué une grande confusion dans ce quartier de la commune d’Asefu.

Selon cette même source, l’opérateur économique visé aurait tenté de prendre la fuite en escaladant le mur de la clôture de son domicile face à la menace. Dans sa tentative d’échapper aux tirs, il aurait été blessé par une tôle, tandis que les crépitements des balles auraient également fait une victime collatérale.

La société civile rapporte que Kavugho Alfine Asifiwe, fille du chef de cellule adjoint, a été touchée par une balle au niveau du membre supérieur. Elle a été évacuée rapidement vers l’Hôpital général de référence d’Oicha où elle a reçu des soins médicaux.

Réagissant à cet incident, la société civile urbaine d’Oicha condamne ce qu’elle qualifie d’actes d’indiscipline mettant en danger la vie des civils. Elle appelle les autorités militaires et administratives à diligenter des enquêtes afin d’établir les responsabilités et prévenir la répétition de tels incidents.

« Nous avons été alertés par des tirs nourris qui ont créé une grande panique dans la cellule Malaki, au quartier Pakanza. Après vérification, nous avons appris qu’il s’agirait des militaires FARDC qui auraient fait irruption chez un opérateur économique et utilisé des armes à feu. Une jeune fille innocente a été atteinte par une balle et cela constitue une situation très préoccupante. Nous condamnons fermement ces actes qui compromettent la sécurité de la population. Les forces censées protéger les civils doivent agir avec professionnalisme et respecter les droits des citoyens », a déclaré Siméon Muvunga, deuxième vice-président de la société civile urbaine d’Oicha, dans des propos recueillis par Jadot Kyeya.

Dans un contexte sécuritaire déjà fragile dans la région de Beni, la société civile appelle les forces de défense et de sécurité à renforcer la discipline dans leurs rangs et à privilégier la protection des populations civiles. Les habitants d’Oicha, de leur côté, demandent aux autorités compétentes de prendre des mesures urgentes pour garantir leur sécurité et éviter que de nouveaux incidents similaires ne surviennent.

Reportage : Jadot Kyeya, depuis Oicha.

Tags : # Actualité # Nord-Kivu # RDC

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