Des coups de feu ont retenti dans la nuit du jeudi 3 au vendredi 4 septembre 2026 dans le quartier Pakanza, en commune Asefu, ville d’Oïcha. Les détonations, entendues aux environs d’une heure du matin dans une zone proche des habitations de deux personnes identifiées comme Chinois et Kamwithe, suscitent des interrogations au sein de la population, alors que les circonstances exactes de ces tirs restent encore inconnues.
Aucune information officielle ne fait état, à ce stade, d’éventuelles victimes ou de dégâts matériels liés à ces coups de feu. Par ailleurs, dans le quartier Masosi, en commune Mamundioma, des éléments de la Police nationale congolaise sont intervenus pour empêcher une tentative de justice populaire contre une personne présentée comme un présumé hors-la-loi. L’intervention policière s’est déroulée non loin de la résidence de l’ancien député provincial Jean-Paul Paluku Ngahangondi. Face à ces différents faits, la société civile appelle la population au calme et à la vigilance.
« Nous demandons à la population de rester très vigilante, mais surtout de ne pas céder à la panique. Les coups de feu entendus à Pakanza doivent interpeller tout le monde, mais nous ne devons pas tirer des conclusions sans connaître les circonstances exactes. Lorsqu’un habitant constate un mouvement suspect ou une situation inhabituelle, il doit immédiatement alerter les services de sécurité. Nous demandons également à la population de ne pas se faire justice elle-même, parce que la justice populaire risque d’aggraver l’insécurité au lieu de la résoudre. », a déclaré Philippe Paluku Bonane, conseiller urbain de la société civile d’Oïcha.
Le responsable de la société civile insiste également sur la nécessité d’une collaboration permanente entre la population et les forces de défense et de sécurité. Il appelle ces dernières à renforcer leur vigilance afin de prévenir toute tentative de déstabilisation dans la ville, particulièrement dans un contexte où plusieurs incidents peuvent rapidement susciter la peur au sein de la population.
« La sécurité est une affaire de tous. Nous invitons les habitants d’Oïcha à collaborer davantage avec les autorités compétentes, à signaler tout cas suspect et à éviter les comportements qui peuvent créer davantage de tensions. Les forces de défense et de sécurité doivent, de leur côté, rester très vigilantes et assurer la protection de la population. Nous devons tous travailler pour maintenir la paix dans la ville et empêcher que des actes isolés ou des rumeurs ne provoquent des réactions incontrôlées. », poursuit Philippe Paluku Bonane.
La société civile encourage ainsi les habitants à privilégier l’alerte, le dialogue et le recours aux services compétents, tandis que les circonstances des tirs signalés à Pakanza restent à établir par les autorités.
Jadot Paluku, depuis Oïcha.