La situation sécuritaire est demeurée au centre de la parade hebdomadaire tenue ce lundi 24 août 2026 à l’hôtel de Ville d’Oicha. Présidée par le maire Kambale Siluwere Faustin, cette rencontre a réuni les autorités locales, différentes couches de la population ainsi qu’une délégation du gouvernorat provincial autour de l’évolution de la sécurité dans cette ville nouvellement érigée. Si la situation générale est jugée relativement calme, quelques cas de banditisme urbain continuent de préoccuper les responsables locaux, qui appellent à une vigilance accrue et à une collaboration renforcée avec les services de sécurité.
Au cours de cette parade, les autorités locales ont dressé un état des lieux globalement rassurant de la situation sécuritaire à Oicha, tout en reconnaissant la persistance de certains actes de banditisme urbain. La population a ainsi été invitée à rester vigilante et à signaler tout mouvement suspect ou tout comportement susceptible de troubler la tranquillité publique.
Le maire Kambale Siluwere Faustin a, de son côté, rassuré les habitants sur la mobilisation des services de sécurité. Il les encourage à collaborer avec les forces de défense et de sécurité afin de faciliter l’identification et l’interpellation des personnes impliquées dans les actes d’insécurité.
La rencontre a également été marquée par la présence d’une délégation venue du gouvernorat provincial, comprenant notamment un officier FARDC chargé des relations civilo-militaires, des membres de la cellule de communication du gouverneur ainsi que des représentants de l’Institut Congolais pour la Conservation de la Nature (ICCN).
Prenant la parole, le colonel Mugisa Patrick, chargé des opérations civilo-militaires dans l’opération Sokola Grand Nord, a particulièrement insisté sur la nécessité d’une collaboration permanente entre la population et les forces de défense et de sécurité.
« La sécurité n’est pas seulement l’affaire des militaires ou des policiers. Elle concerne toute la communauté. Nous avons besoin que la population travaille avec les forces de défense et de sécurité en fournissant les informations nécessaires, parce que celui qui vit dans une communauté est souvent le premier à remarquer ce qui est inhabituel. Nous demandons donc aux habitants d’Oicha de rester vigilants, de dénoncer les mouvements suspects et d’éviter de garder pour eux les informations qui peuvent permettre de prévenir un acte d’insécurité. Notre objectif est de travailler ensemble pour consolider la paix dans la région de Beni, une région qui a été durement affectée pendant plusieurs années par les violences attribuées aux ADF-NALU et à leurs alliés. Cette collaboration entre civils et militaires doit être permanente, responsable et basée sur la confiance, car c’est ensemble que nous pouvons parvenir à une paix durable. », a déclaré le colonel Mugisa Patrick.
L’officier FARDC a ainsi appelé les habitants à ne pas se limiter à constater les actes d’insécurité, mais à jouer pleinement leur rôle dans l’alerte et la prévention. Les autorités locales souhaitent également éviter que les actes de banditisme urbain ne prennent de l’ampleur dans une ville en pleine évolution administrative et démographique.
La parade a également permis au délégué de l’ICCN de présenter aux éléments des FARDC les missions et responsabilités de cette institution, particulièrement en matière de protection des aires protégées et de conservation de la biodiversité. Cette présentation visait à favoriser une meilleure compréhension des rôles respectifs des services de sécurité et des acteurs chargés de la conservation.
Cette rencontre a donc constitué un cadre d’échanges entre autorités civiles, militaires, services techniques et population autour des questions sécuritaires, de la protection des civils et de la consolidation de la paix à Oicha et dans ses environs.
Les autorités locales maintiennent leur appel à la vigilance tout en assurant que les services de sécurité restent mobilisés pour lutter contre les actes de banditisme urbain et garantir la tranquillité des habitants.
Jadot Kye’ya, depuis Oicha.