Dans cette correspondance, l’ingénieur Maghulu souligne que la guerre qui sévit dans l’Est de la RDC affecte profondément l’économie, la sécurité ainsi que le quotidien de millions de Congolais, en particulier les femmes, les enfants et les personnes âgées.
« Face à cette réalité, le silence n’est plus une option. L’action devient une obligation », déclare-t-elle.
Parmi les propositions formulées figurent :
- L’exemption des frais de douane sur les produits de première nécessité et les matériaux de construction ;
- L’exemption des intrants agricoles afin de soutenir les agriculteurs et prévenir une crise alimentaire ;
- La prorogation immédiate du décret-loi sur l’allègement fiscal, ainsi que la dénonciation de son non-respect par certains services ;
- L’adoption de mesures fermes pour mettre fin à la prolifération des boissons fortement alcoolisées ;
- La clarification des négociations de paix en cours et de la stratégie nationale visant à éradiquer les groupes terroristes.
L’ingénieur Maghulu appelle également à une intervention urgente du gouvernement en faveur des déplacés de Beni, Butembo et Lubero, qui vivent dans des conditions jugées indignes.
« Nous refusons que la guerre devienne une normalité et que la misère soit acceptée comme un destin. Nous appelons les autorités à agir avec urgence, courage et détermination. Il en va de la survie de nos populations et de l’avenir de notre nation », a-t-elle écrit.
Elle préconise en outre des mesures sécuritaires renforcées, notamment la création d’une cellule spéciale antiterroriste, le renforcement du renseignement et la mise en place d’un dispositif de contrôle numérique contre le terrorisme.
« La voix de la femme est celle de toutes les familles affectées », conclut l’ingénieure Maghulu.