Un groupe de commerçants de la ville de Butembo a été victime d’un vaste piratage de leurs numéros de téléphone et comptes WhatsApp, entraînant la perte de plus de 7 000 dollars américains en l’espace d’une semaine.
Selon les victimes, contactées par la RTEE sous anonymat, l’attaque a commencé par le piratage de leurs numéros de téléphone, avant que les auteurs n’accèdent à leurs comptes WhatsApp pour escroquer leurs contacts.
« Tout a commencé par le piratage du numéro de téléphone avant que ces malfrats accèdent au compte WhatsApp et escroquent plusieurs de leurs correspondants », témoignent-elles.
Les pertes enregistrées sont importantes : une première victime a perdu 540 dollars, une deuxième 700 dollars, une troisième 1 300 dollars et une quatrième jusqu’à 5 000 dollars.
« En une semaine, nous avons perdu plus de 7 000 dollars », confie une source proche des victimes.
Malgré les tentatives de blocage des numéros, les auteurs du piratage auraient continué leurs activités en utilisant les mêmes lignes, ce qui suscite des inquiétudes au sein de la population. Certains soupçonnent même une possible complicité interne.
« Nous nous posons des questions sur l’implication éventuelle de certaines personnes dans les maisons de télécommunication », a affirmé une victime.
Les investigations menées en collaboration avec une maison de télécommunication ont permis de localiser l’auteur de ces actes.
« Il a été établi que la personne à l’origine du piratage se trouve à Idjwi, au Sud-Kivu », indique une source proche du dossier.
Face à cette situation, un expert en communication et en gestion informatique recommande aux utilisateurs de renforcer la sécurité de leurs comptes mobiles et applications. Il met en garde contre les liens suspects circulant sur les réseaux.
« Il est important de sécuriser son compte en activant la vérification en deux étapes et en évitant de cliquer sur n’importe quel lien », conseille-t-il.
L’expert précise que cette vérification consiste à activer une double authentification via les paramètres de sécurité des applications, notamment en enregistrant un code à six chiffres, afin de limiter tout accès non autorisé.
Ce cas de piratage relance le débat sur la cybersécurité dans la région et appelle les utilisateurs à plus de vigilance dans l’utilisation des outils numériques.