Selon des sources locales, cette frappe a causé la mort d’une vingtaine de personnes civiles et provoqué une nouvelle vague de psychose dans cette région déjà fortement affectée par les affrontements armés.
Face à cette situation, Laurent Mugiraneza, notable et cadre de la société civile du Nord-Kivu, appelle toutes les parties impliquées dans le conflit à respecter les engagements pris dans le cadre des processus de paix destinés à restaurer la stabilité dans l’Est de la République démocratique du Congo.
Pour cet acteur de la société civile, cette nouvelle attaque constitue une preuve supplémentaire des violations répétées des engagements sécuritaires pris par les différents protagonistes du conflit.
« Toutes les parties prenantes doivent respecter les accords conclus et privilégier sincèrement la voie du dialogue pour éviter de nouvelles tragédies humaines », a déclaré Laurent Mugiraneza.
Il insiste également sur la nécessité de traduire les promesses diplomatiques en actions concrètes sur le terrain afin de réduire les violences qui continuent d’affecter les populations civiles dans les territoires de Masisi, Rutshuru et Nyiragongo.
« Les engagements doivent maintenant produire des résultats visibles pour les populations. Sans actions concrètes, les tensions et les violences risquent de se poursuivre », a-t-il averti.
Cette attaque par drone relance également les inquiétudes sur l’utilisation croissante des engins aériens dans les affrontements armés à l’Est du pays, alors que plusieurs civils se retrouvent régulièrement exposés aux conséquences des opérations militaires.
En reportage, depuis le territoire de MASISI; MUHINDO Degusto