Une dizaine de jeunes innovateurs, membres d’organisations et acteurs de la société civile du Nord-Kivu et de l’Ituri, se sont réunis pour un Dialogue de la Jeunesse sur la Gestion des Ressources en Eau Transfrontalières.
Le thème central était : « la jeunesse et la gestion des ressources en eau transfrontalières : comment les jeunes peuvent-ils façonner et transformer les décisions relatives à l’eau dans le bassin du Nil ? »
Face aux enjeux géopolitiques, climatiques et sociaux qui pèsent sur le fleuve, les participants ont suivi des panels avec une attention soutenue. Objectif, communiquer massivement sur le FCBN et poser des actions.
« On ne peut plus rester spectateurs. Le Nil, c’est notre avenir commun. Si nous, les jeunes, ne protégeons pas cette eau aujourd’hui, nos enfants nous demanderont des comptes demain », ont confié les participants au dialogue.
À l’issue des échanges, les jeunes ont formulé des recommandations concrètes et ont pris l’engagement fort de protéger les eaux du bassin du Nil.
Le moment fort de la journée était « l'élection des membres du réseau des jeunes du FCBN». La nouvelle structure sera pilotée par ANELKA VUTSUMBIRE, de l’organisation KWETU NATURE, pour un mandat de 3 ans renouvelable.
Ce réseau couvrira les provinces du Nord-Kivu et de l’Ituri avec une mission claire : faire des jeunes des acteurs de la gouvernance de l’eau, au-delà des initiatives ponctuelles.
« Il faut passer d’initiatives ponctuelles à une structuration durable. Les jeunes sont des acteurs d’innovation et de transformation sociale», a confié MBAMBU LUVUNO Devote, présidente du FCBN
Et d'ajouter :
« Le bassin du Nil est l’un des systèmes hydriques transfrontaliers les plus complexes au monde. Il irrigue la vie de plus de 257 millions de personnes dans 11 pays. En RDC, où les jeunes représentent une part majeure de la population, leur implication est jugée cruciale».
La gestion du fleuve exige une Gestion Intégrée des Ressources en Eau, de la diplomatie de l’eau et une coopération régionale renforcée. D’où le slogan choisi : « One Nile, One Family »
Pour clôturer, Me ASSINGYA PETRO, coordonnateur du FCBN, a tenu à féliciter la mobilisation :
« Je salue l’engagement de la jeunesse à porter haut l’importance de cette structure dans le domaine de l’environnement, notamment la bonne gestion des eaux du bassin du Nil », indique Me ASSINGYA PETRO, coordonnateur du FCBN.
Avec cette nouvelle plateforme nationale de dialogue, la jeunesse de Butembo envoie un signal fort : l’eau du Nil n’a pas de frontières, et sa protection commence par l’action locale.