Maniema : dix agents de maintien de l’ordre décèdent en dix jours à Kindu, une ONG exige des explications

Maniema : dix agents de maintien de l’ordre décèdent en dix jours à Kindu, une ONG exige des explications

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Ghislain Lukambo

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Dix agents de maintien de l’ordre public ont trouvé la mort en l’espace d’une dizaine de jours dans la ville de Kindu, chef-lieu de la province du Maniema. Cette succession de décès au sein des forces de police suscite des interrogations de la part des organisations de défense des droits humains. L’Association de Protection, Promotion et de Défense des droits de l’homme « Haki Za Binadamu Maniema » demande aux autorités de faire la lumière sur les circonstances de ces décès et de prendre des mesures pour améliorer les conditions de travail des policiers.

La série de décès rapportée à Kindu intervient dans un contexte particulièrement préoccupant pour les services de maintien de l’ordre. Selon les informations disponibles, dix policiers seraient décédés sur une période d’environ dix jours, une situation qui inquiète les acteurs de la société civile et des droits humains. Raphaël Upelele Lokenga, secrétaire exécutif de Haki Za Binadamu Maniema, souhaite notamment comprendre les causes exactes de cette succession de disparitions au sein d’un corps appelé à assurer quotidiennement la sécurité de la population.

« Nous sommes profondément préoccupés par cette situation qui touche les agents chargés du maintien de l’ordre dans la ville de Kindu. Dix agents sont annoncés décédés en l’espace d’une dizaine de jours, et devant une telle succession de décès, il est normal que la société civile puisse demander des explications. Nous voulons savoir dans quelles circonstances ces policiers sont décédés, quelles sont les causes exactes de ces morts et surtout si des dispositions ont été prises pour prévenir d’autres décès. Il ne faut pas simplement enregistrer ces disparitions sans chercher à comprendre ce qui se passe. Les policiers sont aussi des êtres humains qui ont droit à la protection, à des conditions de travail dignes et à une prise en charge appropriée. Nous demandons donc aux autorités compétentes de communiquer clairement sur cette situation et, si nécessaire, de diligenter des investigations afin que les familles et la population puissent connaître la vérité. », plaide Raphaël Upelele Lokenga, secrétaire exécutif de Haki Za Binadamu Maniema.

Cette situation intervient alors que la province du Maniema fait depuis plusieurs années face à un déficit d’effectifs au sein des unités de police. La faiblesse des effectifs constitue une préoccupation récurrente dans cette province où les agents doivent couvrir de vastes espaces et répondre à différents besoins en matière de sécurité et de maintien de l’ordre.

Pour les acteurs de la société civile, la succession des décès rapportés à Kindu doit donc être considérée avec sérieux, notamment dans l’attente d’informations officielles permettant d’établir les causes précises de ces disparitions.

La question des conditions de travail, de la prise en charge des agents ainsi que du renforcement des effectifs reste ainsi posée. Une amélioration de ces différents aspects pourrait contribuer à garantir une meilleure protection des policiers eux-mêmes et à renforcer leur capacité à assurer leur mission auprès de la population.

ENZAL BALEWE, notre permanent de la RTEE à Kindu.

Tags : # Actualité # RDC

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