La persistance des attaques meurtrières attribuées aux rebelles des Forces démocratiques alliées, ADF, continue d’alimenter l’inquiétude dans le territoire de Mambasa, en province de l’Ituri. La dernière attaque enregistrée à Banana Ekolo, dans la nuit du samedi au dimanche 9 août 2026, au cours de laquelle quatorze civils auraient été tués, relance les appels à une réaction urgente des autorités. Face à cette situation, le notable de la région Isaac Vithwiko condamne fermement ces violences et estime que la protection des populations civiles doit désormais constituer une priorité absolue pour les autorités provinciales et nationales.
Intervenant ce mardi 11 août au micro de la RTEE Kivu, Isaac Vithwiko déplore la répétition des attaques contre les populations dans plusieurs zones du territoire de Mambasa. Pour lui, les communautés locales vivent dans une situation d’insécurité qui affecte non seulement les vies humaines, mais également les activités agricoles, les déplacements et l’économie locale. Il appelle les autorités compétentes à renforcer rapidement les mesures de sécurité dans les zones exposées.
« Nous condamnons avec la plus grande fermeté la tuerie enregistrée à Banana Ekolo, où quatorze civils ont été tués. Cette situation est extrêmement préoccupante parce que la population continue à vivre dans la peur et ne sait plus à quel moment une nouvelle attaque peut survenir. Nous demandons aux autorités provinciales et nationales de prendre cette situation avec tout le sérieux nécessaire et de mettre en place des mesures urgentes pour protéger les populations civiles. Il ne faut pas attendre qu’il y ait davantage de morts pour agir. Les habitants de Mambasa ont droit à la sécurité et doivent pouvoir accéder à leurs champs et circuler librement sans être exposés aux attaques », déclare Isaac Vithwiko, notable de la région, au micro de Jadot KYEYA pour la RTEE Kivu.
Le notable appelle également les autorités à renforcer la présence des forces de sécurité dans les zones considérées comme vulnérables. Il estime que la réponse à l’insécurité ne doit pas se limiter aux interventions ponctuelles après les attaques, mais qu’elle doit également reposer sur une stratégie de prévention permettant d’anticiper les mouvements des groupes armés et de sécuriser durablement les communautés.
« La population attend maintenant des actions concrètes. Nous avons besoin d’une présence sécuritaire efficace dans les zones où les habitants sont régulièrement exposés aux violences. Il faut également renforcer les mécanismes d’alerte et la collaboration entre les communautés et les services de sécurité afin que les informations puissent circuler rapidement. Nous ne pouvons pas continuer à compter les morts après chaque attaque. Les autorités doivent agir en amont, identifier les zones à risque et prendre les dispositions nécessaires pour empêcher les groupes armés de s’en prendre aux civils. C’est seulement de cette manière que nous pourrons progressivement restaurer la confiance de la population et permettre aux habitants de reprendre normalement leurs activités », poursuit Isaac Vithwiko, notable de la région, au micro de Jadot KYEYA pour la RTEE Kivu.
La situation sécuritaire demeure ainsi préoccupante dans plusieurs secteurs du territoire de Mambasa, où les populations dépendent principalement de l’agriculture et doivent parfois parcourir de longues distances pour accéder à leurs champs. Les attaques et menaces des groupes armés compromettent ces activités et accentuent la vulnérabilité des communautés.
Pour les acteurs locaux, la protection des civils doit donc être placée au centre des priorités, avec une réponse combinant sécurité, renseignement, présence de l’État et accompagnement des populations affectées. L’appel lancé par Isaac Vithwiko rejoint ainsi les préoccupations de plusieurs habitants qui souhaitent voir les autorités agir rapidement pour empêcher de nouvelles pertes en vies humaines.
Jadot KYEYA, permanent de la RTEE Kivu à Oicha.