Au moins trois corps sans vie ont été retrouvés dimanche dans la chefferie de Babila-Babombi, en territoire de Mambasa, dans la province de l’Ituri. Les victimes, identifiées comme Omer, Asifiwe et Pascal Kalipi, auraient été découvertes égorgées à proximité de la RN44, dans la localité de Kalonge. D’autres corps ont également été signalés dans les secteurs de Linjanza et Maibo, tandis que trois autres dépouilles retrouvées à Ngumbari n’ont toujours pas été inhumées. Plusieurs personnes restent par ailleurs portées disparues, alimentant l’inquiétude au sein de la population.
La situation sécuritaire demeure préoccupante dans plusieurs zones de la chefferie de Babila-Babombi, en territoire de Mambasa. La découverte de nouveaux corps sans vie vient renforcer les inquiétudes des habitants et des organisations locales de défense des droits humains, qui appellent les autorités à renforcer la protection des civils.
Selon les informations rapportées ce dimanche, trois victimes identifiées comme Omer, Asifiwe et Pascal Kalipi ont été retrouvées mortes à proximité de la RN44, à Kalonge. Les trois corps auraient été découverts avec des blessures au cou, faisant craindre un acte criminel particulièrement violent.
La situation ne se limiterait toutefois pas à Kalonge. D’autres cadavres auraient également été signalés à Linjanza et Maibo, alors que trois corps retrouvés précédemment à Ngumbari n’ont toujours pas été inhumés. Cette accumulation de dépouilles non enterrées constitue une source supplémentaire d’inquiétude pour les familles et les communautés locales.
Dans le même temps, plusieurs habitants demeurent portés disparus. À Kiki, une fillette âgée de six ans, qui figurait parmi les personnes recherchées, aurait finalement été relâchée. Les circonstances de sa disparition puis de sa libération restent cependant à éclaircir.
Face à cette situation, la Nouvelle Société civile congolaise (NSCC) appelle les autorités à agir rapidement pour protéger les populations civiles et permettre aux familles de retrouver leurs proches.
Dans un élément sonore sélectionné par Faraja, Grâce Kakundo Kasamba, représentant de cette structure citoyenne, alerte sur la multiplication des incidents et réclame des mesures urgentes.
« Nous sommes très préoccupés par la situation qui prévaut actuellement dans la chefferie de Babila-Babombi. Trois corps, notamment ceux d’Omer, Asifiwe et Pascal Kalipi, ont été retrouvés à Kalonge, près de la RN44, dans des circonstances qui inquiètent fortement la population. D’autres corps sont également signalés à Linjanza et à Maibo, tandis que trois dépouilles retrouvées à Ngumbari n’ont toujours pas reçu une sépulture. Nous demandons aux autorités de prendre cette situation au sérieux, de renforcer la sécurité des civils et de faire tout ce qui est possible pour retrouver les personnes portées disparues. », alerte Grâce Kakundo Kasamba.
La NSCC estime que la situation nécessite une réponse urgente, aussi bien sur le plan sécuritaire qu’humanitaire. La structure appelle notamment à renforcer la présence des services compétents dans les zones concernées, à rechercher les personnes disparues et à faciliter l’identification des victimes.
« Il est également urgent de permettre aux familles d’enterrer leurs morts dans la dignité. Nous demandons que les autorités prennent des dispositions pour sécuriser les zones concernées, organiser la récupération et l’inhumation des corps et poursuivre les recherches des personnes disparues. Le cas de Kiki est révélateur de la gravité de la situation : une fillette de six ans a été portée disparue avant d’être finalement relâchée. Nous demandons donc une intervention rapide pour éviter que d’autres civils ne soient victimes de nouvelles violences. », poursuit le représentant de la NSCC.
La découverte successive de ces corps et les signalements de personnes disparues entretiennent un climat d’inquiétude dans plusieurs villages de Babila-Babombi. Les habitants attendent désormais des autorités des mesures concrètes permettant de restaurer la sécurité et de garantir la protection des civils.
Pour la société civile, la priorité reste de mettre fin aux violences, de retrouver les personnes portées disparues et d’assurer une prise en charge digne des victimes.
De retour de Mambasa, Faraja Katho pour la RTEE KIVU