La situation sécuritaire devient de plus en plus préoccupante dans plusieurs zones agricoles situées à l’ouest de Teturi, en chefferie de Babila Babombi, dans le territoire de Mambasa, en Ituri. Un déplacement massif de la population est actuellement observé dans plusieurs champs, notamment à Kabugwe, Mabakuha et dans d’autres villages environnants. Selon des informations rapportées par les acteurs locaux des droits humains, cette fuite des habitants serait liée à la présence d’hommes armés dans leurs champs, dans un contexte déjà marqué par l’activisme des combattants des ADF. Cette situation prive de nombreuses familles de leurs activités agricoles et fait craindre une aggravation de la crise sécuritaire et humanitaire dans cette partie du territoire de Mambasa.
Selon Grâce Kakine, défenseur des droits humains, plusieurs habitants ne se sentent plus en sécurité pour se rendre dans leurs champs. La présence d’hommes armés dans ces zones agricoles aurait poussé des familles à abandonner leurs activités et à se déplacer vers des endroits jugés plus sûrs. Cette situation est d’autant plus préoccupante que les champs constituent la principale source de subsistance pour une grande partie de la population locale. Le défenseur des droits humains appelle ainsi les autorités militaires à intervenir rapidement afin d’empêcher que la situation ne se détériore davantage.
« Nous constatons un déplacement important de la population dans plusieurs champs situés à l’ouest de Teturi, notamment à Kabugwe, Mabakuha et dans d’autres villages de la chefferie de Babila Babombi. Les habitants ne peuvent plus se rendre normalement dans leurs champs parce qu’ils font face à la présence d’hommes armés. Dans une zone où l’activisme des ADF reste une préoccupation majeure, cette situation doit être prise très au sérieux par les autorités. Nous demandons aux responsables militaires de prendre des dispositions urgentes pour sécuriser ces espaces agricoles et permettre à la population de retourner dans ses champs. Si rien n’est fait rapidement, nous risquons d’assister à une aggravation de la situation avec davantage de déplacements et des conséquences importantes sur les conditions de vie des familles », a déclaré Grâce Kakine, défenseur des droits humains, dans un élément sonore sélectionné par notre reporter Faraja Katho.
Pour cet acteur de la société civile, l’urgence ne concerne pas uniquement la protection des personnes, mais également la sauvegarde des moyens de subsistance des communautés. L’abandon des champs pourrait en effet entraîner une baisse des activités agricoles et accentuer la vulnérabilité des familles déjà confrontées aux conséquences de l’insécurité. Il appelle donc les forces de sécurité à renforcer leur présence dans les zones concernées et à prendre des mesures permettant de rassurer les habitants.
« Les autorités militaires doivent agir avant que la situation ne devienne incontrôlable. La population a besoin de sécurité pour pouvoir travailler et vivre normalement. Lorsque les habitants abandonnent leurs champs à cause de la présence des hommes armés, cela signifie que leur sécurité et leurs moyens de subsistance sont directement menacés. Nous demandons donc une intervention urgente dans les zones concernées, mais aussi une surveillance permanente pour éviter que les groupes armés ne puissent s’installer durablement dans ces espaces. Il faut protéger la population et permettre aux agriculteurs de reprendre leurs activités dans des conditions sécurisées », a ajouté Grâce Kakine, défenseur des droits humains, dans le même élément sonore sélectionné par Faraja Katho.
La situation reste particulièrement préoccupante dans cette partie du territoire de Mambasa, où les activités des groupes armés continuent d’alimenter les inquiétudes des populations civiles. L’abandon des champs constitue un nouveau signal d’alerte sur les conséquences de l’insécurité dans les zones rurales.
En attendant une éventuelle intervention des autorités militaires, plusieurs familles restent éloignées de leurs champs et de leurs principales sources de revenus. Les acteurs des droits humains appellent à une action rapide afin d’éviter une détérioration de la situation sécuritaire et humanitaire dans la chefferie de Babila Babombi.
Faraja Katho, depuis Oicha