Maï-Ndombe : les enseignants d’Inongo menacent de boycotter la rentrée scolaire pour réclamer deux mois d’arriérés de salaire

Maï-Ndombe : les enseignants d’Inongo menacent de boycotter la rentrée scolaire pour réclamer deux mois d’arriérés de salaire

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Ghislain Lukambo

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À quelques jours de la rentrée scolaire 2026-2027, l’inquiétude monte dans la province du Maï-Ndombe, particulièrement dans la ville d’Inongo. Des enseignants sont descendus dans la rue mardi 25 août pour réclamer le paiement de deux mois d’arriérés de salaire, correspondant à décembre 2025 et janvier 2026. Face à ce qu’ils considèrent comme une situation devenue préoccupante, ces professionnels de l’éducation menacent de ne pas reprendre les cours le 1er septembre si leur revendication n’est pas satisfaite. Ils sollicitent l’implication personnelle du président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo.

La manifestation organisée à Inongo intervient à quelques jours seulement de la rentrée scolaire 2026-2027. Les enseignants concernés affirment attendre le paiement de leurs rémunérations correspondant aux mois de décembre 2025 et janvier 2026, des arriérés qui, selon eux, continuent de peser sur leurs conditions de vie et leur capacité à préparer convenablement la reprise des activités scolaires.

Réunis dans le cadre de leur mobilisation, les professionnels de l’éducation ont voulu attirer l’attention des autorités sur cette situation qu’ils jugent urgente. Leur démarche vise également à obtenir une réponse concrète avant la date fixée pour la rentrée des classes.

Pour les enseignants, le paiement régulier des salaires constitue une condition essentielle à l’exercice de leur métier. Ils estiment qu’il leur est difficile d’aborder sereinement une nouvelle année scolaire alors que des rémunérations de plusieurs mois restent impayées. La mobilisation de mardi se veut donc un moyen de faire entendre leur voix auprès des autorités provinciales et nationales.

Le président de l’intersyndicale des enseignants de la province éducationnelle Maï-Ndombe 1, Gédéon Mfuba Bompagne, explique les raisons de cette mobilisation et revient sur les principales revendications des enseignants.

« Nous sommes descendus dans la rue parce que les enseignants d’Inongo traversent une situation qui ne peut plus être ignorée. Nous réclamons le paiement de nos deux mois d’arriérés de salaire, notamment les mois de décembre 2025 et janvier 2026. Ce sont des rémunérations que les enseignants attendent jusqu’à présent, alors que nous devons déjà nous préparer pour une nouvelle année scolaire. Nous demandons aux autorités compétentes de prendre cette situation au sérieux et de trouver rapidement une solution. Un enseignant qui travaille pendant plusieurs mois sans recevoir son salaire rencontre énormément de difficultés pour subvenir aux besoins de sa famille, payer le logement, assurer l’alimentation de ses enfants et préparer la rentrée scolaire. Nous ne voulons pas que cette situation puisse perturber davantage l’éducation de nos enfants, mais nous devons également faire entendre nos revendications. Si rien n’est fait pour régulariser ces arriérés avant la rentrée, les enseignants pourraient être contraints de boycotter la reprise des cours. Nous lançons donc un appel au président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, pour qu’il s’implique personnellement dans ce dossier et que les enseignants puissent finalement récupérer leur argent. Notre souhait n’est pas de bloquer l’école, mais d’obtenir une solution durable et le paiement de ce qui nous est dû. », a déclaré Gédéon Mfuba Bompagne.

La menace de boycott fait ainsi peser une incertitude sur la rentrée scolaire dans cette partie du Maï-Ndombe. À moins d’une semaine de la reprise officielle des cours, les enseignants attendent désormais des réponses des autorités afin d’éviter que leur mouvement de contestation n’affecte les élèves et les parents.

Cette situation intervient dans un contexte où les établissements scolaires doivent déjà se préparer à accueillir les apprenants pour la nouvelle année scolaire. Un éventuel mouvement de grève ou de boycott pourrait donc perturber le calendrier prévu, particulièrement si aucune solution n’est trouvée avant le 1er septembre.

L’intersyndicale appelle par conséquent les autorités compétentes à privilégier le dialogue et à procéder rapidement à la régularisation des salaires réclamés. Les enseignants souhaitent voir leur situation réglée avant de reprendre normalement leurs activités pédagogiques.

Pour l’heure, la principale attente reste une réponse des autorités sur le paiement des deux mois d’arriérés. Les prochains jours seront donc déterminants pour savoir si la rentrée scolaire pourra effectivement démarrer dans les conditions prévues à Inongo.

Gédéon Mfuba Bompagne, président de l’intersyndicale des enseignants de la province éducationnelle Maï-Ndombe 1, s’est exprimé au micro de Poso ya Likemba, témoin de l’événement pour la RTEE Kivu au Maï-Ndombe.

Tags : # Actualité # RDC

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