Les lignes continuent de bouger sur le chantier de la Route Nationale Numéro 1 (RN1), plus précisément sur le Lot 2 dans la province de Lomami. Les travaux d’imprégnation à l’asphalte exécutés par l’entreprise chinoise CREC 6 ont désormais atteint les portes de la ville de Mwene-Ditu. À ce jour, les équipes de construction sont arrivées à l’entrée de la gare ferroviaire en provenance de Tshilomba, marquant une avancée majeure dans la modernisation de cet axe routier stratégique pour le centre du pays.
Cette progression est accueillie avec enthousiasme par la population de Mwene-Ditu et des localités environnantes, qui voient dans ce projet d’infrastructures une véritable source d’espoir pour le désenclavement de la région et la relance des activités économiques. Depuis plusieurs années, les habitants attendent la réhabilitation complète de cette route nationale, considérée comme une artère vitale pour les échanges commerciaux et la mobilité des personnes.
Après une phase intense de rétroprofilage, l’entreprise CREC 6 est passée à la vitesse supérieure dans les travaux de stabilisation et de bitumage de la chaussée. Les opérations se déroulent sous la supervision rigoureuse de l’Agence Congolaise des Grands Travaux (ACGT), qui assure son rôle de maître d’ouvrage délégué en veillant au respect des normes techniques et du calendrier d’exécution.
Le partenariat entre l’ACGT et la société chinoise illustre une fois de plus la volonté des autorités de doter le pays d’infrastructures modernes et durables. Les équipes techniques s’efforcent de tirer le meilleur parti de la saison sèche actuelle, une période jugée déterminante pour accélérer les travaux avant le retour des pluies, susceptibles de ralentir le chantier.
Cependant, cette dynamique positive se heurte à un sérieux obstacle logistique. Malgré sa détermination à respecter les délais, la CREC 6 est confrontée à des difficultés d’approvisionnement qui menacent de ralentir le rythme des travaux. Une dizaine de conteneurs contenant des équipements de pointe, des pièces de rechange et des matériaux essentiels à la poursuite du chantier sont actuellement bloqués au niveau de la Société Nationale des Chemins de fer du Congo (SNCC) à Lubumbashi ainsi que sur la voie ferrée reliant cette ville à Mwene-Ditu.
Ce retard, indépendant de la volonté de l’entreprise, constitue un véritable goulot d’étranglement pour la poursuite normale des travaux. Les ingénieurs et les équipes de terrain disposent des ressources humaines nécessaires et restent mobilisés, mais une partie du matériel indispensable à la poursuite des opérations demeure immobilisée sur les rails.
Face à cette situation, des voix s’élèvent pour demander l’intervention des autorités compétentes afin de débloquer rapidement les conteneurs et permettre à la CREC 6 ainsi qu’à l’ACGT de poursuivre leurs efforts. Les observateurs estiment qu’une solution rapide à cette contrainte logistique permettrait non seulement d’accélérer les travaux du Lot 2 de la RN1, mais également de donner un nouvel élan au développement économique de la région de Mwene-Ditu.
La modernisation des infrastructures routières demeure en effet une priorité pour la République démocratique du Congo. La poursuite des travaux de la RN1 est perçue comme un levier de désenclavement, de facilitation des échanges commerciaux et d’amélioration des conditions de vie des populations. En libérant les conteneurs bloqués et en assurant la continuité du chantier, c’est toute l’économie de la région de Mwene-Ditu qui pourrait connaître une accélération significative.
Reportage de Benjamin Lubo, notre permanent à Lomami