La décision est intervenue ce mardi 16 juin 2026, à l’issue d’une réunion de crise tenue dans son cabinet de travail, réunissant les principales parties prenantes de la gestion urbaine de la ville de Kabinda, chef-lieu de la province.
La rencontre a regroupé le Maire de la ville de Kabinda, les bourgmestres des quatre communes de la ville, ainsi que les conseillers communaux, tous impliqués dans ce différend administratif et financier qui paralysait la coordination des recettes liées au secteur des motos-taxis.
Au cœur du conflit, la taxe de numérotation des motos de transport en commun, une mesure fiscale locale dont l’application avait suscité des divergences d’interprétation et des tensions sur la gestion des recettes, chaque partie revendiquant un rôle dans le processus de recouvrement et de gestion.
Dans une approche de médiation, le Gouverneur de Lomami, Iron-Van Kalombo, a appelé les différentes parties à la responsabilité et au respect des textes légaux régissant la décentralisation et la gestion des finances publiques locales.
Selon des sources proches de la réunion, les échanges ont été francs mais constructifs, permettant de clarifier les compétences de chaque institution et d’aboutir à un compromis visant à harmoniser le processus de collecte de cette taxe.
Le Gouverneur aurait insisté sur la nécessité de préserver la stabilité administrative et d’éviter toute confusion susceptible de perturber le fonctionnement normal des services urbains, en particulier dans un contexte où les recettes locales constituent une ressource essentielle pour les communes.
À l’issue de la réunion, les parties prenantes se sont engagées à travailler dans un cadre de concertation renforcé, sous la supervision de l’autorité provinciale, afin de prévenir la résurgence de tels conflits et d’assurer une gestion transparente des ressources générées par le secteur des transports.
Cette intervention du Gouverneur est perçue comme une tentative de restauration de l’autorité de l’État et de consolidation de la gouvernance locale dans la province de Lomami, où les enjeux liés à la décentralisation continuent de susciter des ajustements institutionnels.
Dans la ville de Kabinda, cette décision est accueillie avec un certain soulagement par les usagers et les acteurs du secteur des motos-taxis, qui craignaient une paralysie prolongée de cette activité essentielle à la mobilité urbaine.
Le reportage de Benjamin LUBO.