Lomami : le député cyril ngoyi sulu rejette le moratoire sur les motions à l’assemblée provinciale

Lomami : le député cyril ngoyi sulu rejette le moratoire sur les motions à l’assemblée provinciale

L’élu de Luilu estime que la suspension des motions et pétitions constitue une violation de la Constitution et affaiblit le contrôle parlementaire.

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Ghislain Lukambo

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Le débat autour du moratoire suspendant les motions, pétitions et autres initiatives parlementaires visant les institutions provinciales continue de diviser les élus de Lomami. Ce mercredi 20 mai 2026, lors de la plénière de l’Assemblée provinciale, le député Cyril Ngoyi Sulu, élu de la circonscription de Luilu, s’est opposé avec fermeté à cette mesure controversée.

La question est revenue au centre des échanges après l’adoption du moratoire lors de la séance du vendredi 15 mai dernier. Bien qu’une majorité de députés provinciaux ait renouvelé son soutien au maintien de cette décision, plusieurs élus, parmi lesquels Cyril Ngoyi Sulu, ont dénoncé ce qu’ils considèrent comme une atteinte grave aux prérogatives parlementaires.

Selon cet élu provincial, la suspension des motions et pétitions constitue une entorse au fonctionnement démocratique des institutions provinciales. Il rappelle que les députés disposent d’une mission constitutionnelle de contrôle des exécutifs provinciaux et que toute limitation de cette compétence fragilise la gouvernance publique.

« Empêcher les députés d’exercer leur mission de contrôle revient à neutraliser l’un des piliers essentiels de la démocratie provinciale », a déclaré Cyril Ngoyi Sulu au cours des échanges.

L’élu de Luilu estime également que les initiateurs de cette proposition ne rendent pas service aux institutions provinciales. À ses yeux, le moratoire risque de créer un climat d’impunité en empêchant toute action parlementaire contre d’éventuelles fautes de gestion ou abus de pouvoir.

Durant les débats, plusieurs députés favorables au moratoire ont défendu la nécessité de préserver la stabilité des institutions provinciales, souvent fragilisées par des crises politiques répétitives. Mais pour les opposants à cette mesure, la stabilité ne peut être obtenue au détriment du contrôle démocratique.

« Si les motions et les pétitions sont suspendues, qui pourra encore sanctionner les dérives de gestion au sein des institutions provinciales ? », s’est interrogé l’élu provincial.

Cyril Ngoyi Sulu a par ailleurs affirmé que seules trois provinces sur les vingt-six que compte la République démocratique du Congo auraient accepté ce moratoire, tandis que la majorité des assemblées provinciales du pays y seraient opposées.

Cette controverse relance le débat national sur l’équilibre entre stabilité institutionnelle et contrôle parlementaire dans les provinces, à un moment où plusieurs assemblées provinciales du pays sont confrontées à des tensions politiques internes.

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