La polémique autour des opérations de recouvrement fiscal dans la province de Lomami continue d’alimenter le débat public. Le Chef de Division Provinciale de l’Industrie, Rombison Mutondeshi Tatangolo, a réagi aux déclarations de Monsieur Dieudonné Ngoyi, président provincial du cadre de concertation de la société civile, qui avait exprimé des réserves sur les activités menées par les agents de son administration sur le terrain.
S’exprimant devant la presse, le responsable provincial de l’Industrie a tenu à clarifier la mission de ses services et à défendre les opérations de perception effectuées auprès des opérateurs économiques. Selon lui, les agents déployés dans différentes entités de la province agissent dans le cadre de leurs prérogatives légales et conformément aux dispositions réglementaires en vigueur en République démocratique du Congo.
Rombison Mutondeshi Tatangolo affirme que ces missions visent avant tout à améliorer la mobilisation des recettes publiques destinées au financement des actions de développement de la province. Il estime que certaines critiques formulées à l’encontre de son administration ne reflètent pas la réalité du travail accompli sur le terrain et risquent de créer une confusion inutile au sein de la population et du monde des affaires.
Le Chef de Division rappelle que la contribution des opérateurs économiques au trésor public constitue un devoir citoyen indispensable au fonctionnement des services de l'État. Il souligne que les recettes collectées permettent notamment de soutenir les politiques publiques, les infrastructures et différents programmes de développement au bénéfice de la population.
« Les agents de la Division Provinciale de l’Industrie n’agissent pas de manière arbitraire. Toutes les opérations de recouvrement que nous effectuons sont encadrées par des textes légaux précis et répondent à une mission de service public. Notre objectif n’est pas de pénaliser les opérateurs économiques, mais de veiller au respect des obligations fiscales et parafiscales prévues par la loi. Nous invitons toute personne ayant des préoccupations à se rapprocher de nos services afin d’obtenir les éclaircissements nécessaires plutôt que de diffuser des informations susceptibles d’alimenter la confusion », a déclaré Rombison Mutondeshi Tatangolo.
Le responsable provincial de l’Industrie estime également que le dialogue reste la meilleure voie pour résoudre les incompréhensions qui peuvent surgir entre les services publics et les acteurs de la société civile. Il affirme que son administration demeure ouverte aux observations constructives visant à améliorer les mécanismes de perception et à renforcer la confiance entre les différentes parties prenantes.
« Nous reconnaissons l’importance du rôle de la société civile dans le contrôle citoyen de l’action publique. Toutefois, il est essentiel que les débats reposent sur des faits vérifiés et sur une compréhension exacte des missions confiées aux services de l’État. La mobilisation des recettes demeure un enjeu majeur pour le développement de notre province. Sans ressources suffisantes, il devient difficile pour les institutions publiques de répondre efficacement aux besoins de la population. C’est pourquoi nous appelons à une collaboration responsable entre l’administration, les opérateurs économiques et les organisations citoyennes », a-t-il ajouté.
De son côté, la société civile continue de plaider pour davantage de transparence dans les opérations de recouvrement menées sur le terrain. Plusieurs acteurs locaux estiment qu’un cadre permanent de concertation entre les services fiscaux et les représentants des citoyens pourrait contribuer à apaiser les tensions et à améliorer la compréhension des obligations fiscales.
Alors que le débat se poursuit, les autorités provinciales réaffirment leur volonté de poursuivre les missions de recouvrement dans le respect de la loi, tout en restant ouvertes aux échanges avec les différentes composantes de la société. Une situation qui met en lumière les défis liés à la mobilisation des recettes publiques dans un contexte où les attentes de la population en matière de développement demeurent particulièrement élevées dans la province de Lomami.
Depuis Lomami, Benjamin LUBO NKONGOLO