L’Alliance des Forces Démocratiques du Congo (AFDC), formation politique dirigée au niveau national par le sénateur Modeste Bahati, a exprimé publiquement ses préoccupations face à ce qu’elle qualifie de tensions internes au sein de la majorité provinciale.
Dans une déclaration rendue publique, le parti met en garde contre une évolution qu’il juge préoccupante dans la gestion des rapports politiques entre les différentes composantes de la majorité. L’AFDC évoque notamment des dynamiques internes susceptibles d’affaiblir la cohésion politique et institutionnelle dans la province.
Selon la déclaration officielle du parti :
« L’AFDC exprime une vive inquiétude face à ce qu’elle qualifie de tentatives de déstabilisation interne. »
Cette prise de position intervient dans un contexte où plusieurs acteurs politiques de Lomami font état de divergences persistantes au sein des regroupements alliés à la majorité provinciale. Sans citer nommément les personnes ou structures concernées, l’AFDC laisse entendre que ces tensions pourraient compromettre la stabilité de la gouvernance provinciale si elles ne sont pas rapidement maîtrisées.
Le parti insiste sur la nécessité de préserver l’unité et la discipline politique entre partenaires. Dans sa communication, il appelle clairement à un sursaut de responsabilité collective, estimant que les intérêts individuels ou les rivalités internes ne doivent pas prendre le dessus sur les enjeux de développement de la province.
L’AFDC souligne ainsi l’importance de la cohésion au sein des institutions provinciales et des regroupements politiques, en rappelant que la stabilité institutionnelle demeure un facteur essentiel pour la mise en œuvre des politiques publiques et le développement socio-économique de Lomami.
Dans les milieux politiques locaux, cette sortie est perçue comme un signal d’alerte adressé à l’ensemble des acteurs de la majorité, dans un contexte où les équilibres politiques semblent fragilisés par des rivalités internes et des divergences stratégiques.
Pour l’heure, aucune réaction officielle des autres composantes de la majorité provinciale n’a été enregistrée, mais plusieurs observateurs estiment que cette déclaration pourrait ouvrir la voie à des clarifications politiques dans les prochains jours.
Dans un contexte national marqué par de multiples défis sécuritaires et institutionnels, la stabilité des provinces reste un enjeu central, et Lomami apparaît désormais comme l’un des espaces politiques où les équilibres internes nécessitent une attention particulière afin d’éviter toute crise de gouvernance.