Une nouvelle alerte relance les interrogations sur la situation sécuritaire et administrative au niveau de la barrière érigée au pont Lubilanji, dans le territoire de Luilu, province de Lomami, sur l'axe routier en direction de Lubumbashi. Cette fois, ce sont des allégations de tortures qui sont dénoncées, dans un dossier qui ravive les préoccupations des usagers de cette route.
Sozito Kabamba, ancien député provincial élu du territoire de Luilu, dénonce un cas présumé de tortures, ainsi que des coups et blessures volontaires, qui auraient été infligés à un jeune homme identifié comme Tshimiz. Les circonstances exactes des faits, l'identité des auteurs présumés et l'état de santé de la victime n'ont pas été précisés à ce stade. Ces allégations n'ont pas, pour l'instant, été confirmées de source indépendante, et aucune réaction des services concernés n'a été recueillie.
« Nous avons été informés qu'un jeune homme, Tshimiz, a été sauvagement battu et torturé au niveau de la barrière du pont Lubilanji. Ce sont des faits graves, qui portent atteinte à la dignité et à l'intégrité physique d'un citoyen. Cette barrière est censée sécuriser les usagers de la route, pas devenir un lieu où l'on maltraite la population. Nous demandons aux autorités provinciales et aux services compétents d'ouvrir sans tarder une enquête, d'identifier les responsables et de les mettre à la disposition de la justice, afin que de tels actes ne se répètent plus », a dénoncé Sozito Kabamba.
En dénonçant ce cas, l'ancien élu entend attirer l'attention des autorités sur le comportement de certains éléments présents à cette barrière, un point de contrôle situé sur un axe stratégique, régulièrement emprunté par les voyageurs et les transporteurs. Ce type d'installation, censé assurer la sécurité et le contrôle administratif, est parfois perçu par les usagers comme une source d'abus et de tracasseries, ce qui nourrit la méfiance à l'égard de ces dispositifs.
Si les faits dénoncés venaient à être établis, ils constitueraient de graves atteintes à l'intégrité physique d'un citoyen et appelleraient des suites judiciaires. Pour les habitants du territoire de Luilu, l'enjeu est désormais de voir les autorités provinciales et les services compétents ouvrir une enquête afin de faire la lumière sur cette affaire, d'établir les responsabilités et de garantir la sécurité de ceux qui empruntent cet axe.
Benjamin Lubo, depuis Kabinda