Le conflit foncier de Vusehi, en commune Kimemi dans la ville de Butembo, vient de connaître son épilogue judiciaire. Ce jeudi 23 avril 2026, les huissiers de justice ont procédé à l’exécution du jugement rendu par le Tribunal de Grande Instance de Butembo et confirmé en appel, attribuant les 18 hectares litigieux à Kalengehya Prospère.
Cette affaire, enregistrée sous plusieurs références judiciaires, opposait depuis longtemps plusieurs parties autour de cette vaste concession située dans une zone en pleine urbanisation. L’exécution du jugement marque désormais l’installation officielle de Kalengehya Prospère comme concessionnaire reconnu légalement.
Des sources judiciaires indiquent que la décision est devenue irrévocable après la délivrance d’un certificat de non-pourvoi en cassation par le greffier en chef de la Cour de cassation à Kinshasa.
Sur le terrain, des huissiers, géomètres et agents techniques du cadastre ont procédé aux opérations de délimitation physique de la concession sous le regard de plusieurs habitants. La cheffe de cellule de Vusehi, présente sur place, espère que cette décision permettra enfin de rétablir la paix sociale.
« Ce dossier a longtemps troublé la tranquillité des habitants. Nous souhaitons que chacun respecte désormais la loi et que la paix revienne », a-t-elle déclaré.
Les opérations ont toutefois révélé une situation délicate : plusieurs constructions existent déjà sur le site alors que certains occupants ne disposent d’aucun titre foncier régulier.
Les services techniques rappellent leur position.
« Sur un terrain conflictuel, notre service ne délivre pas de titre. Il faut d’abord purger le litige », a expliqué un agent du cadastre.
De son côté, Kalengehya Prospère s’est réjoui de l’issue judiciaire du dossier.
« La justice a parlé. J’attendais ce moment depuis longtemps. Je souhaite maintenant une solution apaisée pour tous », a-t-il confié.
Si la bataille judiciaire semble close, un nouveau chantier commence désormais : celui de la régularisation des occupants actuels et de la cohabitation pacifique sur ces 18 hectares.
Les responsables locaux appellent à la concertation afin d’éviter de nouvelles tensions dans cette zone sensible de Butembo.