Les activités socio-économiques sont restées fortement paralysées ce vendredi à Kyavinyonge, dans le territoire de Lubero, où plusieurs habitants ont manifesté pour exiger l’implication directe du gouverneur de province dans la résolution du conflit qui oppose les pêcheurs à certaines structures intervenant dans la gestion des ressources du lac Édouard.
À l’origine de cette tension persistante figure une ancienne convention vivement contestée par plusieurs acteurs locaux. Les manifestants dénoncent notamment les désaccords qui opposent l’Institut congolais pour la conservation de la nature (ICCN), la COPEVI et les pêcheurs de la région.
Très tôt dans la matinée, plusieurs commerces sont restés fermés tandis que les activités de pêche et de transport ont été perturbées. Des groupes de manifestants ont occupé certains points stratégiques de la cité pour exprimer leur colère.
Les habitants affirment que seule une intervention directe du gouverneur du Nord-Kivu pourrait permettre de trouver une solution durable à cette crise qui affecte depuis plusieurs mois les activités économiques locales.
« Nous voulons rencontrer le gouverneur pour qu’il écoute les préoccupations de la population et mette fin à ce conflit qui pénalise toute la communauté », explique un manifestant.
Les protestataires soutiennent qu’aucune reprise normale des activités ne sera possible tant qu’un compromis clair ne sera pas trouvé entre les différentes parties concernées.
« Nous ne pouvons pas continuer à vivre dans cette confusion permanente. Les pêcheurs ont besoin de travailler dans un climat apaisé et sécurisé », déclare un autre habitant rencontré sur place.
Dans cette région fortement dépendante des activités de pêche, plusieurs familles commencent déjà à ressentir les conséquences économiques de cette paralysie. Des commerçants craignent notamment une baisse des revenus et des difficultés d’approvisionnement en produits halieutiques.
Des leaders communautaires appellent désormais les autorités provinciales à engager rapidement un dialogue inclusif afin d’éviter une aggravation des tensions. Ils estiment qu’une solution concertée demeure indispensable pour préserver la stabilité sociale et économique de cette partie du territoire de Lubero.
De retour de KYAVINYONGE, WASINGYA KAGHENI