Si cette mesure a été largement saluée dans l’opinion comme un geste fort de reconnaissance nationale envers les Léopards, certains analystes estiment néanmoins qu’elle pose un problème de compétence institutionnelle.
Le politologue Mumbere Kayambi KYMS, interrogé à Kinshasa, analyse cette décision comme étant davantage émotionnelle que juridique :
« Il est évident que nous sommes dans un contexte d’euphorie nationale, après un exploit sportif qui marque toute une génération. Mais il faut rappeler que la déclaration d’une journée chômée et payée sur l’ensemble du territoire relève d’une compétence bien définie. Ce pouvoir n’appartient pas au ministre de l’Emploi, mais plutôt à la Première ministre ou au Chef de l’État. Sans ce respect des procédures, on risque de créer une confusion institutionnelle. »
Au-delà de la question de compétence, l’analyste insiste sur la nécessité de donner un sens clair à cette journée :
« Si cette date du 1er avril est appelée à devenir symbolique pour la RDC, il est impératif d’en définir clairement la portée historique et sociale. Il ne suffit pas de décréter une journée chômée, il faut expliquer à la population pourquoi elle doit être retenue dans la mémoire collective. »
Toutefois, dans un esprit d’unité nationale, il n’a pas manqué de saluer la performance des Léopards :
« Cette qualification est un moment de fierté immense pour le peuple congolais. Après 52 ans d’absence sur la scène mondiale, c’est un signal fort envoyé à toute la jeunesse du pays. »