La Semaine Française organisée à Kinshasa s’est clôturée sur une note résolument économique après trois jours d’échanges, du 22 au 24 avril 2026, marqués par la présence d’une trentaine de chefs d’entreprise français venus explorer les opportunités d’investissement en République démocratique du Congo.
Invité d’honneur au dîner de gala organisé le jeudi 23 avril, en présence des ambassadeurs Rémi Marechaux et Émile Kasongo, un membre du gouvernement congolais a adressé un message offensif aux décideurs économiques réunis pour l’occasion.
« Votre présence ici n'est pas un simple acte de courtoisie, c'est le signe d'une vision stratégique claire : vous avez compris que l'avenir de la croissance se joue, en grande partie, ici en RDC », a-t-il déclaré.
Le représentant du gouvernement a insisté sur l’évolution du climat des affaires, affirmant que le pays est passé d’une logique de défi à une dynamique d’opportunités sécurisées.
Selon lui, plusieurs réformes structurelles ont été engagées afin de rassurer les investisseurs étrangers. Parmi les axes mis en avant figurent le renforcement de la sécurité juridique, la simplification administrative, la modernisation du système fiscal ainsi que l’ouverture sur les grands marchés régionaux grâce à la ZLECAF.
« La RDC est votre porte d’entrée vers un marché de plus de 1,3 milliard de consommateurs », a-t-il soutenu.
L’orateur a également plaidé pour un partenariat renforcé avec la France, soulignant l’expertise française dans des secteurs jugés prioritaires pour la transformation économique congolaise, notamment l’énergie, les infrastructures, le numérique et l’agro-industrie.
« Le train du développement congolais est en marche. Les réformes sont les rails, et votre savoir-faire est le moteur », a-t-il lancé devant les opérateurs économiques.
Au-delà du simple commerce, les autorités congolaises souhaitent positionner le pays comme un partenaire de production à long terme, s’appuyant sur ses ressources naturelles, ses terres arables et une jeunesse présentée comme dynamique et connectée.
Dans son adresse, le gouvernement a aussi voulu rassurer les entreprises encore hésitantes.
« Le risque le plus important aujourd’hui en RDC, c’est celui de ne pas y être. Les pionniers d’aujourd’hui seront les leaders de demain », a affirmé le responsable congolais.
Cette clôture de la Semaine Française traduit la volonté de Kinshasa de séduire de nouveaux capitaux étrangers dans un contexte de diversification économique et de compétition accrue entre marchés africains pour attirer les investissements internationaux.
Par la rédaction centrale.