Le gouvernement provincial du Kasaï-Oriental vient de prendre une série de mesures strictes destinées à lutter contre l’insécurité et les actes de criminalité devenus récurrents dans plusieurs coins de la province. Parmi ces décisions figure notamment l’interdiction formelle de la vente et de la consommation du cannabis sur toute l’étendue du Kasaï-Oriental, ainsi que la limitation des heures d’ouverture des établissements de vente de boissons alcoolisées.
Dans son communiqué officiel numéro 001/2026 signé à Mbuji-Mayi par le ministre provincial de l’Intérieur, Sécurité, Décentralisation et Affaires Coutumières, maître Mukendi Makanda Patrick, dont notre rédaction s’est procurée une copie, l’autorité provinciale informe l’ensemble de la population de la ville de Mbuji-Mayi ainsi que des différents territoires du Kasaï-Oriental de l’entrée en vigueur immédiate de ces nouvelles dispositions sécuritaires.
Le document précise que la vente et la consommation du cannabis sont désormais strictement interdites sur toute l’étendue de la province. Les autorités provinciales considèrent cette mesure comme une réponse aux inquiétudes croissantes liées à la délinquance, aux violences urbaines et à certains actes criminels souvent signalés durant la nuit dans plusieurs quartiers.
Dans la même logique, les tenanciers des maisons de vente de boissons alcoolisées, bars et autres lieux de consommation sont désormais interdits d’ouvrir leurs établissements au-delà de 22 heures. Les autorités estiment que cette limitation des horaires permettra de réduire les regroupements nocturnes jugés favorables à la criminalité et aux troubles à l’ordre public.
Selon le communiqué, les services de sécurité ont reçu des instructions fermes pour veiller au strict respect de ces mesures à travers toute la province. Les responsables des débits de boissons ainsi que toute personne impliquée dans la vente ou la consommation du cannabis s’exposent à des sanctions sévères conformément aux lois en vigueur.
Cette décision intervient dans un contexte marqué par la multiplication des plaintes de la population sur l’insécurité nocturne dans certains quartiers de Mbuji-Mayi et dans plusieurs territoires du Kasaï-Oriental. Des habitants dénoncent régulièrement des cas de banditisme, d’agressions et de violences attribués à des groupes de jeunes opérant souvent sous l’effet de stupéfiants et de l’alcool.
Avec ces nouvelles mesures, les autorités provinciales entendent ainsi renforcer l’encadrement sécuritaire et restaurer l’ordre public dans l’ensemble de la province.
Benjamin Lubo Nkongolo depuis Lomami