La malnutrition chronique demeure une préoccupation majeure dans la province du Kasaï Oriental. Selon les résultats d’une récente enquête menée dans cette partie de la République démocratique du Congo avec l’appui financier du Programme d’appui au développement rural inclusif et résilient, PADRIR, le taux de malnutrition chronique avoisine les 38 %. Une situation jugée particulièrement inquiétante par les acteurs intervenant dans le domaine nutritionnel, d’autant plus que plusieurs catégories vulnérables de la population sont fortement touchées. Les enfants en âge scolaire ainsi que les femmes enceintes figurent parmi les personnes les plus affectées par cette situation.
La malnutrition chronique, lorsqu’elle persiste pendant une longue période, peut avoir des conséquences importantes sur la croissance et le développement de l’enfant. Chez les enfants en âge scolaire, elle peut notamment affecter les capacités d’apprentissage et compromettre leur développement physique et intellectuel.
Face à cette situation, les différents acteurs impliqués dans la lutte contre la malnutrition sont appelés à renforcer leurs interventions. C’est dans cette perspective que le PADRIR organise des activités visant à outiller et à renforcer les capacités des personnes engagées dans la prévention et la prise en charge de la malnutrition.
L’objectif est notamment de permettre aux acteurs concernés de mieux comprendre les causes de la malnutrition chronique, d’améliorer les stratégies de prévention et de contribuer à une meilleure prise en charge des personnes affectées.
Cette démarche vise également à renforcer les connaissances des acteurs communautaires et des différents intervenants afin qu’ils puissent agir plus efficacement auprès des ménages, particulièrement ceux qui comptent parmi leurs membres des enfants et des femmes enceintes.
Pour les responsables du programme, la lutte contre la malnutrition ne doit pas se limiter aux interventions médicales. Elle doit également prendre en compte les conditions de vie des ménages, l’accès à une alimentation diversifiée, les pratiques nutritionnelles, l’hygiène ainsi que l’accès aux services sociaux de base.
La persistance d’un taux avoisinant 38 % constitue ainsi un signal d’alerte pour l’ensemble des acteurs du développement dans la province. Elle appelle à une mobilisation accrue des autorités, des partenaires au développement, des professionnels de santé et surtout des communautés.
Les efforts de renforcement des capacités engagés par le PADRIR devraient donc permettre d’améliorer les connaissances et les pratiques des acteurs afin de contribuer à une réduction progressive de cette prévalence et à une meilleure protection des populations les plus vulnérables.
Franck Mbambi Tshikungwila, depuis le Kasaï Oriental.