La situation sécuritaire demeure préoccupante dans le territoire de Kabare, au Sud-Kivu. Des hommes armés ont fait incursion dans plusieurs habitations des sous-villages de Kajabwe et Lomera, dans le groupement de Luhihi, provoquant des affrontements avec les forces de l’ordre. Le bilan provisoire fait état d’au moins dix personnes blessées par balles, dont une jeune fille décédée pendant son évacuation vers une structure sanitaire.
Selon Didier Ciza, président de la société civile du groupement de Luhihi, la victime répondait au nom de Dada Cuma. Elle aurait succombé à ses blessures alors qu’elle était transportée vers le centre de santé d’Ishungu pour recevoir des soins.
Cette attaque a semé la panique parmi les habitants des zones ciblées, alors que les assaillants auraient investi plusieurs maisons avant un échange de tirs avec les éléments des forces de sécurité.
« Des hommes armés ont fait irruption dans plusieurs maisons situées dans les sous-villages de Kajabwe et Lomera. Il y a eu des échanges de tirs entre ces assaillants et les forces de l’ordre. Malheureusement, plusieurs personnes ont été touchées par des balles. Nous avons enregistré dix blessés, parmi lesquels la jeune fille Dada Cuma qui n’a pas survécu à ses blessures pendant son transfert vers le centre de santé d’Ishungu », explique Didier Ciza.
Le président de la société civile locale déplore une recrudescence des actes d’insécurité dans cette partie du territoire de Kabare. Il affirme que les habitants vivent dans une situation d’inquiétude permanente, marquée par des attaques nocturnes et des cas répétés de vols.
« Aujourd’hui, il ne se passe presque plus cinq jours sans que nous enregistrions un cas de vol ou une attaque nocturne menée par des hommes armés. La population vit dans la peur et demande aux autorités de renforcer la présence des services de sécurité afin de protéger les civils et leurs biens », ajoute-t-il.
Selon la même source, le dernier incident avant cette attaque remonte au 23 juillet dernier dans le village d’Izimero, situé dans le sous-village de Kajabwe, où des hommes armés auraient également opéré.
La société civile appelle ainsi les autorités compétentes à prendre des mesures urgentes pour restaurer la sécurité dans le groupement de Luhihi et éviter une multiplication des violences contre les populations civiles.
Didier Ciza en a parlé au micro de notre permenante au Sud-Kivu