JOURNÉE INTERNATIONALE DES FORÊTS : Le Nord-Kivu face à l’urgence de la protection de ses forêts.

JOURNÉE INTERNATIONALE DES FORÊTS : Le Nord-Kivu face à l’urgence de la protection de ses forêts.

À l’occasion de la Journée internationale des forêts, un chercheur en agroforesterie alerte sur la disparition progressive des forêts naturelles au Nord-Kivu, appelant la jeunesse et la population à s’engager pour leur protection.

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Ghislain Lukambo

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À l’occasion de la Journée internationale des forêts célébrée chaque 21 mars, le chef des travaux Janvier Mayani, chercheur en agroforesterie, met en lumière l’importance capitale de cette célébration tout en exprimant son inquiétude face à la dégradation avancée des forêts naturelles dans la province du Nord-Kivu.

Selon lui, la forêt joue un rôle essentiel dans l’équilibre de la vie humaine, en raison de l’interdépendance vitale entre l’homme et son environnement.
« Il existe une interdépendance vitale entre l’homme et la forêt, ce qui fait que cet élément de l’écosystème nécessite une protection par tous », a-t-il souligné.

Le chercheur déplore toutefois que cette dégradation soit principalement causée par l’homme lui-même.
« Il est malheureux que l’extermination des forêts soit entraînée par l’homme », a-t-il regretté, tout en tirant la sonnette d’alarme sur la situation actuelle.

Selon les données évoquées par le CT Mayani, les forêts naturelles au Nord-Kivu ne représentent aujourd’hui qu’une faible portion du couvert forestier, estimée à moins de 25 %. Une situation préoccupante qui appelle à une action urgente pour préserver ce patrimoine naturel.

Face à ce constat, le chercheur invite la jeunesse à s’orienter vers les filières liées à la foresterie et à l’agroforesterie afin de contribuer à la protection des forêts et des espèces qu’elles abritent.
« J’invite la jeunesse à embrasser les facultés de la foresterie pour protéger les forêts congolaises et les espèces qui s’y trouvent, qui sont rentables pour la nation », a-t-il exhorté.

Par ailleurs, Janvier Mayani encourage les initiatives locales et les acteurs économiques qui œuvrent pour la préservation de l’écosystème. Il cite notamment l’Institut Technique Agricole et Vétérinaire (ITAV) de Butembo, reconnu pour sa réserve forestière, ainsi que certains opérateurs économiques qui maintiennent encore des plantations d’arbres dans la région.

« Il est important de soutenir ceux qui participent activement à la conservation des forêts et à la protection de l’environnement », a-t-il ajouté.

Enfin, le chercheur rappelle une définition essentielle :
« La forêt n’est rien d’autre qu’un milieu colonisé par une végétation, dont les arbres occupent seulement 10 % », illustrant ainsi la complexité et la richesse de cet écosystème.

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