Ituri–Nord-Kivu : au moins 16 civils tués dans une attaque attribuée aux ADF à la frontière de Mambasa et Beni

Ituri–Nord-Kivu : au moins 16 civils tués dans une attaque attribuée aux ADF à la frontière de Mambasa et Beni

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Ghislain Lukambo

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Au moins 16 civils ont été tués lors d’une attaque attribuée aux combattants des Forces démocratiques alliées (ADF), survenue mercredi 22 juillet dans les villages de Kikundu et Biango, situés à la limite entre les territoires de Mambasa, dans la province de l’Ituri, et de Beni, au Nord-Kivu. Le bilan, communiqué par l’organisation de défense des droits humains Protection Plus, reste provisoire, alors que les recherches se poursuivent dans plusieurs zones où des mouvements de rebelles ont encore été signalés.

Selon cette organisation, l’attaque a plongé les populations locales dans la panique, provoquant un important déplacement des habitants des villages de Nziapanda, Bela, Mununze et Makiki. Plusieurs familles ont abandonné leurs habitations pour chercher refuge dans des zones jugées plus sûres, notamment en direction de la ville de Beni.

Protection Plus indique que la situation sécuritaire demeure préoccupante dans cette partie de la région, caractérisée par des incursions répétées des groupes armés. L’organisation précise que les équipes locales continuent de recueillir des informations afin d’établir un bilan plus complet des victimes et d’identifier d’éventuels disparus.

Pour cette structure de défense des droits humains, la persistance des attaques contre les civils démontre la nécessité d’une réponse sécuritaire renforcée dans cette zone située entre l’Ituri et le Nord-Kivu, où les populations restent exposées aux violences des groupes armés.

« La situation reste très inquiétante dans cette partie de la région. Nous avons enregistré au moins 16 civils tués dans les villages de Kikundu et Biango, mais ce bilan pourrait encore évoluer puisque les recherches se poursuivent dans les zones où les mouvements des rebelles ont été signalés. Les populations vivent dans une grande peur et plusieurs familles ont dû abandonner leurs villages pour se mettre à l’abri », a expliqué John Vuleveryo, de l’organisation Protection Plus.

Selon les défenseurs des droits humains, au-delà des pertes en vies humaines, ces attaques aggravent davantage la situation humanitaire dans les territoires concernés. Les déplacements massifs des populations affectent les activités agricoles, le commerce local ainsi que l’accès aux services sociaux de base. Protection Plus appelle ainsi les autorités congolaises et les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) à intensifier les opérations militaires dans les zones affectées afin de neutraliser les groupes armés et restaurer la confiance auprès des communautés.

« Nous demandons aux autorités compétentes, particulièrement aux FARDC, de renforcer les opérations de sécurisation dans cette zone. La population civile doit être protégée. Il faut également anticiper les mouvements des groupes armés pour éviter que d’autres villages ne soient attaqués et que d’autres vies humaines soient encore perdues », a ajouté John Vuleveryo.

En attendant un retour durable de la sécurité, les habitants déplacés restent dans l’attente d’une assistance et d’un renforcement du dispositif sécuritaire. Les acteurs locaux appellent à une mobilisation urgente afin de prévenir de nouvelles violences dans cette zone frontalière entre l’Ituri et le Nord-Kivu.

Jolie Palmer depuis Bunia

Tags : # Actualité # Nord-Kivu # RDC

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