Cette opération, selon les autorités, s’inscrit dans la continuité des offensives visant à restaurer l’autorité de l’État dans une zone marquée par une insécurité persistante.
Selon le lieutenant Jules Ngongo, porte-parole des opérations militaires dans la région, les unités engagées ont réussi à pénétrer plusieurs positions attribuées aux ADF, permettant ainsi la libération de plus d’une centaine de civils. Ces derniers étaient détenus dans des conditions difficiles, loin de leurs familles et de leurs milieux de vie, après avoir été capturés lors de diverses incursions rebelles dans les localités environnantes de Mambasa.
Les ex-otages, dont l’identification et la prise en charge sont en cours, représentent un nouvel épisode dans la longue série de violences qui secoue cette partie de l’Est congolais. Les FARDC indiquent que cette action s’inscrit dans une stratégie plus large de démantèlement des réseaux armés encore actifs dans la région, avec pour objectif de réduire progressivement leur capacité de nuisance.
Sur le plan humanitaire, cette libération suscite un soulagement important au sein des communautés locales, souvent prises au piège entre les affrontements et les incursions des groupes armés. Des sources locales évoquent déjà la mobilisation des autorités et des acteurs humanitaires pour assurer la prise en charge médicale, psychologique et sociale des personnes libérées, avant leur éventuel retour dans leurs familles.
Le lieutenant Jules Ngongo a toutefois insisté sur le fait que les opérations militaires ne sont pas terminées. Selon lui, les forces loyalistes continuent de traquer les éléments encore actifs afin d’empêcher toute reconstitution des positions rebelles et de consolider les acquis sécuritaires.
Dans un contexte où l’Ituri reste l’une des provinces les plus instables de la RDC, cette opération est perçue comme un signal fort des efforts en cours pour rétablir la paix. Cependant, les défis demeurent considérables, notamment en raison de la mobilité des groupes armés et de la complexité du terrain.
Les autorités militaires appellent ainsi à la vigilance et à la coopération des populations locales, tout en réaffirmant leur détermination à poursuivre les opérations jusqu’au rétablissement complet de la sécurité dans la zone de Mambasa et ses environs.