Selon plusieurs sources locales, des civils ont été tués au cours de cette incursion armée qui relance les inquiétudes au sein des populations déjà fragilisées par des années de violences répétitives.
D’après Ram’s Malikidogo, activiste des droits humains dans la région, le bilan exact de cette nouvelle attaque n’était pas encore connu dans les premières heures ayant suivi le drame. Toutefois, il affirme que plusieurs familles ont été touchées et que les habitants vivent à nouveau dans la peur après cette nouvelle incursion des combattants ADF dans cette zone forestière de l’Ituri.
Cette attaque intervient alors que les populations locales dénoncent une recrudescence des violences dans plusieurs entités de la chefferie de Babila-Babombi. Selon les mêmes sources, le bilan des précédentes attaques enregistrées dans cette partie du territoire de Mambasa est passé de 21 à 25 civils tués, signe d’une aggravation continue de la situation sécuritaire.
Face à cette menace persistante, des voix s’élèvent pour réclamer une intensification des opérations militaires contre les groupes armés encore actifs dans la région. Les acteurs de la société civile appellent notamment les Forces armées de la République démocratique du Congo à poursuivre les assaillants jusque dans leurs bastions afin de mettre fin aux massacres qui endeuillent régulièrement les populations civiles.
« Nous demandons à l’armée congolaise de poursuivre l’ennemi sans relâche afin de protéger les populations civiles. Les habitants doivent également éviter les champs situés en profondeur parce que les ADF continuent de circuler dans certaines zones forestières », a alerté Ram’s Malikidogo.
L’activiste des droits humains appelle également les habitants à renforcer leur vigilance et à collaborer avec les services de sécurité pour signaler tout mouvement suspect. Selon lui, plusieurs villages restent exposés en raison de l’activisme des rebelles qui profitent parfois de l’étendue forestière pour mener des attaques surprises contre les civils.
« La population doit rester vigilante et éviter toute imprudence. Nous traversons une période extrêmement difficile et chaque information sécuritaire peut contribuer à sauver des vies », a-t-il insisté.
Cette nouvelle tragédie relance une fois de plus le débat sur la nécessité d’une réponse sécuritaire plus efficace dans l’Est de la RDC, où les populations civiles continuent de payer le lourd tribut des conflits armés malgré les opérations militaires en cours.
Depuis l'Ituri, Jolie Palmer