La rentrée scolaire reste fortement perturbée dans la sous-division de Mambasa 3, en territoire de Mambasa. Le Syndicat national des enseignants des écoles primaires publiques, SYNEEPP, refuse la reprise normale des activités scolaires tant que les établissements ne disposent pas de kits de prévention et de protection contre la maladie à virus Ebola.
Réunis en assemblée générale le week-end dernier à l’école primaire Ngayu, à Nia-Nia, les enseignants ont décidé de suspendre temporairement les activités scolaires. Ils conditionnent la reprise à la mise à disposition effective des équipements nécessaires pour renforcer la protection des élèves et du personnel enseignant face au risque de propagation du virus Ebola.
Le SYNEEPP appelle ainsi le gouvernement congolais à respecter ses engagements et à prendre des mesures concrètes en faveur de la sécurisation des établissements scolaires. Pour les enseignants, la reprise des cours ne peut être envisagée normalement dans un contexte de risque sanitaire sans moyens de prévention et de protection adaptés.
Dans une déclaration dont les propos ont été sélectionnés par Jolie Palmer, les enseignants expliquent les raisons de leur position :
« Nous ne pouvons pas reprendre normalement les activités scolaires alors que nos écoles ne disposent pas des kits nécessaires pour prévenir et nous protéger contre la maladie à virus Ebola. La sécurité des élèves, des enseignants et de tout le personnel scolaire doit être une priorité. Nous demandons donc au gouvernement de respecter ses engagements et de mettre à la disposition des établissements les moyens nécessaires avant toute reprise effective des cours », ont déclaré les enseignants du SYNEEPP.
Cette décision risque ainsi de prolonger les perturbations de la rentrée scolaire dans la sous-division de Mambasa 3, alors que les enseignants attendent une réponse concrète des autorités. Le syndicat maintient sa position jusqu’à la mise en place effective des mesures de prévention et de protection réclamées dans les établissements scolaires.
Jolie Palmer de retour de Mambasa