En territoire de Djugu, en Ituri, les autorités militaires encouragent les populations déplacées à envisager un retour progressif dans leurs villages d’origine, afin notamment de permettre aux enfants de reprendre le chemin de l’école. Le général de brigade Bonny Matiti a lancé cet appel le week-end dernier lors d’un échange avec des personnes déplacées encore présentes à Plaine Savo et dans d’autres sites d’accueil.
Au cours de cette rencontre, le général de brigade Bonny Matiti s’est adressé particulièrement aux populations venues de Bule, Fataki, Djaiba et des environs, les invitant à regagner leurs milieux d’origine, sous réserve des conditions sécuritaires. Selon lui, le retour des habitants contribuerait à la relance de la vie communautaire et permettrait surtout aux enfants affectés par les déplacements de retrouver le chemin de l’école.
« Nous demandons aux populations qui ont quitté leurs villages de Bule, Fataki, Djaiba et les environs de réfléchir au retour dans leurs milieux d’origine, parce que la vie doit progressivement reprendre dans ces entités. Nous savons que le déplacement a eu des conséquences importantes sur les familles, particulièrement sur les enfants qui ont été privés de leur scolarité. Aujourd’hui, nous devons créer les conditions qui leur permettront de reprendre l’école et de poursuivre normalement leur éducation. Le retour doit cependant se faire dans un cadre sécurisé et avec la collaboration de tous. Nous appelons donc les communautés à travailler avec les autorités et les services de sécurité afin de contribuer à la consolidation de la paix. Notre souhait est de voir les villages se repeupler, les activités reprendre et les enfants retourner dans leurs salles de classe. », a déclaré le général de brigade Bonny Matiti.
Les personnes déplacées encore présentes à Plaine Savo et dans d’autres sites ont ainsi été sensibilisées sur la nécessité de participer au processus de retour et de réinstallation. L’appel intervient alors que la question de la scolarisation des enfants déplacés demeure une préoccupation dans plusieurs zones affectées par les violences en Ituri.
Le retour des familles constitue toutefois un enjeu qui reste étroitement lié à l’évolution de la situation sécuritaire et aux conditions d’accueil dans les villages d’origine. Les communautés concernées attendent notamment des garanties leur permettant de reprendre leurs activités quotidiennes dans des conditions suffisamment sûres.
Pour les autorités militaires, la reprise de la vie sociale et économique dans les zones concernées passe notamment par le retour des populations et la réouverture effective des services essentiels, dont les écoles.
Jolie Palmer, reportage