Des organisations de défense des droits humains alertent sur la présence de plusieurs groupes armés se présentant comme des Wazalendo dans différentes agglomérations de la chefferie de Walese Vonkutu, en territoire d’Irumu, dans la province de l’Ituri. Selon ces organisations, leur présence suscite des inquiétudes au sein de la population, qui dénonce plusieurs actes d’exactions contre les civils.
L’alerte a été lancée ce mercredi 9 septembre 2026 par Christophe Munyanderu, coordonnateur de l’APDEF/Irumu. D’après lui, ces groupes armés affirment être engagés dans la lutte contre les rebelles des ADF, mais leur comportement sur le terrain serait également à l’origine de plusieurs plaintes de la population.
« Ces groupes se présentent comme des Wazalendo et disent combattre les ADF, mais leur présence dans plusieurs agglomérations inquiète la population civile à cause des actes qui leur sont attribués », a déclaré Christophe Munyanderu.
Le coordonnateur de l’APDEF/Irumu appelle les autorités à accorder une attention particulière à la situation dans cette partie du territoire d’Irumu, afin de prévenir de nouvelles violations contre les civils et de garantir leur sécurité.
« Nous demandons aux autorités compétentes de suivre de près la situation et de prendre des dispositions pour protéger les populations civiles qui vivent dans ces agglomérations », a-t-il ajouté.
Cette situation intervient dans un contexte sécuritaire déjà fragile dans plusieurs zones de l’Ituri, notamment celles confrontées aux violences attribuées aux groupes armés. Les organisations de défense des droits humains encouragent ainsi les habitants à signaler les cas d’abus aux autorités et aux structures compétentes.
« La population doit pouvoir vivre en sécurité, sans subir de nouvelles exactions. Il faut que les responsables de ces actes soient identifiés et que les autorités prennent leurs responsabilités », a insisté Christophe Munyanderu.
Les accusations formulées par l’APDEF/Irumu restent à confronter aux versions des groupes armés mis en cause et aux autorités locales. La situation demeure donc suivie de près dans la chefferie de Walese Vonkutu.
Jadot KYEYA, depuis Oicha.