Ituri : au moins 13 morts dans une nouvelle attaque attribuée aux ADF à Mambasa

Ituri : au moins 13 morts dans une nouvelle attaque attribuée aux ADF à Mambasa

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Ghislain Lukambo

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Une nouvelle attaque attribuée aux combattants ADF a endeuillé la région de Mambasa, dans la province de l’Ituri. Les faits se sont produits vendredi 7 août 2026, vers 19 heures, à Banana École, au point kilométrique 20 de Mambasa-centre, dans le groupement Bapongomo. L’ONG de défense des droits humains Protection Plus se dit profondément indignée par cette nouvelle violence contre les populations civiles. Selon cette organisation, treize corps ont déjà été recensés à la suite de l’attaque, tandis que plusieurs personnes auraient été prises en otage.

Deux véhicules auraient également été incendiés au cours de l’incursion. Pour l’organisation, ce bilan demeure provisoire et pourrait encore s’alourdir au fur et à mesure que les informations en provenance de la zone seront vérifiées.

Cette nouvelle attaque ravive les inquiétudes des habitants de Mambasa, régulièrement confrontés aux violences attribuées aux groupes armés actifs dans cette partie de l’Ituri.

John Vuleveryo, coordonnateur de l’ONGDH Protection Plus, antenne de Mambasa, revient sur cette attaque et alerte sur la situation des populations civiles :

« Nous sommes profondément indignés par cette nouvelle attaque qui vient une fois de plus endeuiller la population de Mambasa. Les faits se sont produits vendredi dans la soirée, vers 19 heures, à Banana École, au PK20 de Mambasa-centre, dans le groupement Bapongomo. D’après les informations dont nous disposons actuellement, treize corps ont déjà été recensés et plusieurs personnes seraient également tombées entre les mains des assaillants. Deux véhicules auraient été incendiés pendant cette attaque. Nous insistons cependant sur le fait que ce bilan reste provisoire, parce que les informations continuent de nous parvenir et que les recherches se poursuivent dans la zone. Il est donc possible que le nombre des victimes augmente. Cette situation est extrêmement préoccupante pour la population civile qui continue à vivre dans la peur. »

Pour Protection Plus, cette nouvelle attaque pose une nouvelle fois la question de l’efficacité des dispositifs de protection des civils dans le territoire de Mambasa.

L’organisation estime que les autorités sécuritaires doivent revoir leurs stratégies afin de mieux anticiper les mouvements des groupes armés et renforcer la présence des forces de défense et de sécurité dans les zones exposées.

John Vuleveryo demande par ailleurs aux autorités nationales et provinciales de faire de la protection de la population une priorité :

« Nous demandons aux autorités sécuritaires de revoir leurs stratégies de protection des civils dans le territoire de Mambasa. Il ne suffit pas d’intervenir après les attaques, il faut surtout mettre en place des mécanismes qui permettent de prévenir ces violences et de protéger les populations avant que les drames ne se produisent. Nous appelons également les autorités nationales et provinciales à considérer la sécurité de la population de Mambasa comme une priorité. Les habitants ont le droit de vivre, de circuler et de vaquer à leurs activités sans être constamment exposés aux attaques des groupes armés. Nous demandons que des mesures concrètes soient prises pour renforcer la sécurité, retrouver les personnes qui auraient été prises en otage et poursuivre les auteurs de ces crimes afin qu’ils répondent de leurs actes devant la justice. »

En attendant l’établissement d’un bilan définitif, l’inquiétude reste vive dans les communautés touchées par cette nouvelle attaque. Protection Plus appelle également à une attention accrue envers les familles des victimes et les personnes affectées par ces violences, alors que le territoire de Mambasa demeure confronté à une situation sécuritaire fragile.

Les autorités compétentes sont désormais attendues pour fournir davantage d’informations sur les circonstances exactes de l’attaque, le bilan officiel des victimes et les mesures prises pour sécuriser la zone.

Reportage Jolie Palmer, depuis Ituri

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