La Convention pour le Respect des Droits de l'Homme (CRDH), antenne de Mambasa, alerte l'opinion publique locale, nationale et internationale sur ce qu'elle qualifie d'arrestation arbitraire et de torture grave d'un activiste des droits humains dans le territoire de Mambasa, en province de l'Ituri. Selon les informations recueillies par notre correspondant Jadot Kyeya, cette organisation de défense des droits humains dénonce des conditions d'arrestation jugées contraires aux normes légales en vigueur, ainsi que des allégations de traitements inhumains et dégradants infligés à l'activiste concerné depuis son interpellation.
La CRDH/Mambasa exige, à travers cette alerte, l'ouverture immédiate d'une enquête indépendante afin de faire la lumière sur les circonstances exactes de cette arrestation et sur les allégations de torture rapportées, dans le but d'établir les responsabilités et de garantir que justice soit rendue à la victime présumée.
Cette organisation de défense des droits de l'homme appelle par ailleurs les autorités judiciaires et sécuritaires compétentes à garantir le respect des droits fondamentaux de toute personne arrêtée, conformément aux textes légaux congolais et aux engagements internationaux de la République Démocratique du Congo en matière de droits humains.
La CRDH/Mambasa sollicite également l'intervention rapide des instances nationales et internationales de protection des droits humains, afin d'assurer un suivi rigoureux de ce dossier et de garantir la sécurité et l'intégrité physique de l'activiste concerné.
Cette alerte intervient dans un contexte où plusieurs organisations de la société civile de la province de l'Ituri multiplient les dénonciations relatives aux atteintes aux droits humains, dans une région déjà fortement éprouvée par l'insécurité liée aux groupes armés et par les défis sanitaires liés à la circulation du virus Ebola dans certaines zones de santé.
À ce jour, aucune réaction officielle n'a été enregistrée de la part des autorités judiciaires ou sécuritaires de Mambasa concernant les accusations portées par la Convention pour le Respect des Droits de l'Homme.
Jadot Kyeya, depuis Mambasa