Les feux de brousse prennent une ampleur inquiétante dans les chefferies de Ntambuka et Rubenga, en territoire d’Idjwi, au Sud-Kivu. Plus de 50 hectares de champs, ainsi que des réserves privées et communautaires, auraient déjà été ravagés par les flammes. Une situation qui suscite l’inquiétude de la société civile, préoccupée par les conséquences de ces incendies sur l’environnement, les ressources naturelles et les moyens de subsistance des populations.
Face à cette situation, les acteurs de la société civile appellent à une prise de conscience collective et demandent à la population de renoncer aux pratiques susceptibles de favoriser la propagation des feux. Chance Lwagera estime que la multiplication de ces incendies risque d’aggraver la dégradation de l’environnement et de compromettre les ressources nécessaires aux générations futures.
« Nous devons comprendre que les terres, les forêts et les réserves communautaires constituent notre patrimoine. Lorsque les flammes détruisent les champs et les espaces naturels, c’est toute la communauté qui est exposée aux conséquences. Il est donc nécessaire que chacun prenne ses responsabilités pour éviter que cette situation ne prenne davantage d’ampleur », a déclaré Chance Lwagera.
La société civile d’Idjwi appelle également les autorités locales et la population à conjuguer leurs efforts pour prévenir les feux de brousse, protéger les réserves encore intactes et sensibiliser les communautés sur les risques liés à la destruction de la couverture végétale. Pour Chance Lwagera, la préservation de l’environnement doit être considérée comme une responsabilité collective, au regard de ses conséquences sur l’agriculture et l’avenir des générations futures.
Les acteurs de la société civile invitent ainsi les habitants des chefferies de Ntambuka et Rubenga à davantage de vigilance afin de limiter la propagation des flammes et préserver les espaces naturels encore épargnés.
Eugide Abalawi, correspondant dans la région.