Le chef du quartier Murara, dans la commune de Karisimbi, en ville de Goma, est décédé quelques jours après sa libération d'un lieu de détention attribué à l'Alliance Fleuve Congo (AFC/M23-RDF), selon des informations rendues publiques par le Conseil communal de la jeunesse de Karisimbi. Cette structure de jeunes appelle à l'ouverture d'une enquête afin d'établir les circonstances exactes de ce décès.
Dans un message diffusé sur les réseaux sociaux, le Conseil communal de la jeunesse de Karisimbi annonce la disparition de Claude Rwamakuba, chef du quartier Murara. L'organisation affirme que l'autorité locale avait récemment été détenue avant d'être remise en liberté, mais indique qu'il est décédé quelques jours seulement après sa sortie du lieu de détention.
Selon Claude Rugo, président du Conseil communal de la jeunesse de Karisimbi, le chef du quartier aurait été interpellé après avoir réclamé le paiement de son salaire auprès des autorités civiles mises en place par l'AFC/M23-RDF dans les zones qu'elles contrôlent. La structure considère que les circonstances ayant conduit à son arrestation, puis à son décès, nécessitent des éclaircissements.
« Nous avons appris avec une profonde consternation le décès de Claude Rwamakuba, chef du quartier Murara. D'après les informations recueillies, il avait été arrêté après avoir revendiqué le paiement de son salaire auprès des autorités civiles en place. Quelques jours après sa libération, il a malheureusement perdu la vie. Cette situation soulève de nombreuses interrogations qui méritent des réponses claires afin que toute la lumière soit faite sur les circonstances de sa mort », a déclaré Claude Rugo, président du Conseil communal de la jeunesse de Karisimbi.
Le Conseil communal de la jeunesse affirme ne pas être en mesure de préciser les causes exactes du décès. Toutefois, il estime que cette affaire présente suffisamment d'éléments pour justifier l'ouverture d'investigations indépendantes et impartiales.
« À ce stade, nous ne pouvons pas affirmer ce qui est à l'origine de son décès. C'est précisément pour cette raison que nous demandons qu'une enquête sérieuse soit menée. Les familles, les habitants du quartier Murara et l'ensemble de la population ont le droit de connaître la vérité. Toute disparition survenant dans de telles circonstances doit faire l'objet d'un examen rigoureux, dans le respect des principes de justice et des droits humains », a poursuivi Claude Rugo.
La structure de jeunesse appelle les autorités compétentes, les organisations nationales et internationales de défense des droits humains ainsi que les mécanismes indépendants de protection des civils à suivre ce dossier afin d'établir les responsabilités éventuelles et de garantir que les conclusions de l'enquête soient rendues publiques.
« Nous lançons un appel aux autorités compétentes ainsi qu'aux organisations de défense des droits humains pour qu'elles s'impliquent dans ce dossier. Il est essentiel que les circonstances ayant entouré l'arrestation, la détention, la libération puis le décès de Claude Rwamakuba soient établies de manière indépendante et transparente. Une telle démarche est indispensable pour renforcer la confiance de la population et lutter contre toute forme d'impunité », a conclu le président du Conseil communal de la jeunesse de Karisimbi.
À l'heure de la publication de cette dépêche, aucune réaction officielle des autorités de l'AFC/M23-RDF n'avait été rendue publique concernant les allégations relatives à l'arrestation de Claude Rwamakuba ni sur les circonstances de son décès. Les informations disponibles proviennent des déclarations du Conseil communal de la jeunesse de Karisimbi et n'ont pas pu être vérifiées de manière indépendante.
La rédaction RTEE KIVU