Le Collectif des citoyens engagés pour le réveil patriotique, Cocep RDC, appelle le gouvernement congolais et l’AFC/M23 à préserver le secteur éducatif des conséquences du conflit qui affecte les villes de Goma et Bukavu. Dans un communiqué rendu public ce lundi 31 août 2026, cette organisation estime que les décisions prises dans le domaine académique risquent de compromettre l’année universitaire et d’aggraver le phénomène d’abandon des études parmi les jeunes.
Le Cocep RDC plaide ainsi pour des solutions permettant aux étudiants de poursuivre leur formation dans des établissements légalement reconnus, sans que l’éducation ne devienne une nouvelle victime de la crise sécuritaire. Murhula Mitima Charles, chargé de communication du Cocep RDC, s’exprime au micro d’Eugide Abalawi.
Pour cette organisation citoyenne, les étudiants de Goma et Bukavu ne devraient pas subir les conséquences des différends politiques et militaires qui opposent les différentes parties au conflit. Le Cocep RDC considère que l’éducation doit rester un secteur protégé, compte tenu de son importance pour l’avenir de la jeunesse et du pays.
Murhula Mitima Charles revient sur la position de son organisation et appelle les parties concernées à privilégier l’avenir des étudiants :
« Nous appelons le gouvernement congolais et l’AFC/M23 à dépolitiser le secteur éducatif. Les étudiants de Goma et de Bukavu ne sont pas responsables de la situation de guerre que connaît notre pays et ils ne doivent pas être sacrifiés à cause des divergences politiques ou militaires. Ce qui nous préoccupe aujourd’hui, c’est le risque de voir une génération entière interrompre sa formation, avec comme conséquence l’augmentation des abandons scolaires et universitaires. Nous demandons donc aux différentes parties de mettre de côté leurs considérations politiques lorsqu’il s’agit de l’éducation et de rechercher des solutions qui permettent aux étudiants de poursuivre leurs études dans des établissements légalement reconnus et dans des conditions acceptables. L’éducation doit être considérée comme un droit et non comme un instrument de confrontation, » Murhula Mitima Charles, chargé de communication du Cocep RDC, au micro d’Eugide Abalawi.
Le Cocep RDC estime par ailleurs que toute mesure affectant le fonctionnement des établissements d’enseignement supérieur devrait tenir compte de l’intérêt des étudiants, des enseignants et de leurs familles. Pour l’organisation, une interruption prolongée des activités académiques pourrait avoir des conséquences importantes sur le calendrier universitaire et sur le parcours de nombreux jeunes.
Elle appelle donc les autorités compétentes à privilégier le dialogue et à mettre en place des mécanismes permettant d’assurer la continuité de la formation, même dans le contexte sécuritaire difficile que traversent Goma et Bukavu.
Eugide Abalawi, depuis Bukavu.