La tension est restée vive mercredi 26 août 2026 à Mambango, dans la commune de Bungulu, à Beni, au lendemain de l’assassinat du coordonnateur de la Société civile du Congo dans ce quartier. En réaction à ce meurtre attribué à des inconnus, les activités ont été paralysées et des jeunes ont érigé des barricades sur plusieurs axes, pour dénoncer la recrudescence de l’insécurité et exiger que les auteurs soient rapidement identifiés et traduits en justice.
La journée de mercredi a été marquée par une forte mobilisation de la population. Plusieurs habitants ont préféré rester chez eux, tandis que des jeunes ont placé des barricades sur certaines artères de Mambango. À travers cette réaction, les manifestants entendaient exprimer leur ras-le-bol face aux incidents sécuritaires qui continuent d’affecter cette partie de la ville de Beni.
La mort du coordonnateur de la Société civile du Congo dans le quartier a particulièrement suscité l’émoi au sein de la communauté. Les circonstances précises de son assassinat ainsi que l’identité de ses meurtriers restent à déterminer. Les habitants demandent donc aux services compétents de mener des investigations sérieuses afin d’établir les responsabilités.
Dans le même contexte, la société civile, plusieurs mouvements citoyens ainsi que certains leaders communautaires ont annoncé deux journées ville morte, prévues jeudi 27 et vendredi 28 août. Cette décision vise à maintenir la pression sur les autorités et à réclamer des mesures concrètes pour renforcer la sécurité des habitants.
Les initiateurs de cette mobilisation demandent notamment l’ouverture d’une enquête sur l’assassinat, l’identification des auteurs et leur traduction devant la justice. Ils souhaitent également que les autorités renforcent le dispositif sécuritaire dans les quartiers exposés afin d’éviter de nouveaux drames.
La situation de Mambango illustre ainsi les préoccupations persistantes de la population de Beni face à l’insécurité. Au-delà de la condamnation du meurtre, les acteurs de la société civile plaident pour des réponses durables permettant de restaurer la confiance de la population et de garantir la libre circulation des personnes et de leurs biens.
Les deux journées ville morte annoncées pour jeudi et vendredi devraient permettre aux organisations citoyennes de poursuivre leur mobilisation en faveur de la sécurité et de la justice.
Faraja Katho depuis Beni